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« Tralala » : que la fête commence

  • Damien Leblanc
  • 2021-10-04

Dans les pas d’un musicien vagabond campé par Mathieu Amalric, les frères Larrieu embrassent la comédie musicale pour dessiner une foule de cœurs mélancoliques en attente de miracle. Une fable sur les apparences qui renoue avec des sentiments festifs.

Tralala (Amalric), chanteur errant dans les rues de Paris, croise une jeune femme (Galatéa Bellugi) qui lui glisse une formule mystérieuse : « Surtout ne soyez pas vous-même. » Partant à Lourdes pour la retrouver, le vagabond rencontre les membres d’une famille dysfonctionnelle qui le prennent pour l’un des leurs, disparu depuis vingt ans… Friands de fantaisies filmées, les frères Larrieu signent leur première véritable comédie musicale, genre qu’ils n’avaient qu’effleuré dans Un homme, un vrai et Le Voyage aux Pyrénées.

Avec la complicité de Philippe Katerine, qui a composé plusieurs chansons, les cinéastes font de leur ville natale de Lourdes un terrain de jeu où peuvent advenir apparitions, résurrections et autres rédemptions tant les figures locales (jouées par Josiane Balasko, Bertrand Belin, Mélanie Thierry ou Maïwenn) sont prêtes à tout croire pour se consoler de leur chagrin. Le présent pandémique nous est rappelé à travers les masques – bien utiles dans un récit de quiproquo –, qui donnent une légère teinte d’apocalypse rappelant Les Derniers Jours du monde des mêmes Larrieu. Mais l’harmonieuse conclusion redonne le goût des nouveaux départs.

Tralala d’Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu, Pyramide (2 h), sortie le 6 octobre

Image : Copyright Pyramide Films

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