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Notre guide des films à ne pas manquer cette semaine

  • Trois Couleurs
  • 2021-06-28

Au programme : un film de loup-garou, un drame prenant de Julie Delpy, et un docu stupéfiant sur l'exil d'une famille

LES COUPS DE COEUR DE LA REDAC'

Sous le ciel d’Alice de Chloé Mazlo

Dans ce premier long mélancolique, la cinéaste française Chloé Mazlo narre l’histoire d’une jeune femme suisse (Alba Rohrwacher), partie dans les années 1950 travailler au Liban, où elle tombe amoureuse d’un astrophysicien libanais et idéaliste (Wajdi Mouawad). Après une vingtaine d’années idylliques à Beyrouth, la guerre civile éclate et fissure le bonheur du couple…

Convoquant des séquences animées qui figurent le conflit libanais de manière abstraite, Chloé Mazlo trouve une manière désespérément mélancolique d’évoquer les souffrances passées et présentes de tout un pays.

"Sous le ciel d'Alice" : souvenirs embrumés du Liban

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Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma

Attention, ceci n'est pas un film de loup-garou comme les autres, malgré ce que laisse penser son pitch. Dans un village des Pyrénées, un jeune punk marginal (Anthony Bajon), considéré par les habitants de son village comme un vaurien, se fait griffer par une bête inconnue et est pris d’étranges pulsions…

Phénomène du Festival international du film fantastique de Gérardmer, où il a reçu le Prix du jury, ce teen-movie carnassier, sous son vernis outrancier et très branché, porte un regard aiguisé sur la marge, l’exclusion, la masculinité toxique, et les abus de pouvoir. A la croisée du cinéma d'horreur façon Brian De Palma et comédie naturalise à la Bruno Dumont, cette chronique adolescente ne ressemble à rien de connu, et révèle le talent décapent d'Anthony Bajon.

"Teddy" : le cri du loup-garou

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My Zoé de Julie Delpy

Isabelle (Julie Delpy), une généticienne franco-américaine nouvellement expatriée à Berlin, navigue entre son ex-mari peu conciliant, avec qui il faut organiser les gardes de leur fille de 8 ans, Zoé, un nouvel amoureux, et un travail très prenant. Tout à coup, un terrible drame vient bouleverser sa vie…

Loin de ses comédies romantiques (2 Days in Paris, 2 Days in New York), Julie Delpy revient avec ce drame remuant, à la limite de la science-fiction. Mélangeant comédie autofictionnelle et récit d'anticipation scientifique, la cinéaste saisit la complexité d’un divorce entraînant la garde partagée d’un enfant, jusqu’à nous laisser dans le choc et l’hébétude.

"My Zoé" : un drame implacable

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Midnight Traveler de Hassan Fazili

En 2014, Hassan et Fatima, couple de cinéastes indépendants, ouvrent le Café de l’Art en plein Kaboul. Alors que le lieu s'attire les foudres des fondamentalistes islamistes et ferme, Hassan apprend que sa tête est mise à prix car il a réalisé un film sur un taliban repenti. Obligé de quitter la région avec sa femme et leurs deux petites filles, la famille exilée documente sa traversée des Balkans.

Filmé au smartphone, ce documentaire stupéfiant raconte l'exil d'une famille menacée, et émeut d’autant plus qu’il est traversé par une lumière – celle de moments de joie, d’optimisme salvateurs et de complicité d’une famille qui, dans son malheur, trouve la force de reconquérir sa liberté.

« Midnight Traveler » : voyage en enfer  

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Février de Kamen Kalev

En trois segments, Kamen Kalev filme la solitude sereine d'un berger, pendant l'enfance, la jeunesse, puis la vieillesse. Dans le cadre pastoral et estival de la Bulgarie rurale, le cinéaste bulgare filme le repli d'un homme, s’attache à son opacité même, et semble nous demander de simplement ressentir son rythme, sa présence.

"Février" : au rythme du troupeau

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Solo d’Artemio Benki

Premier long métrage d’Artemio Benki, décédé en 2020 des suites d’une longue maladie, ce film-testament suit Martín, talentueux pianiste interné qui passe son temps à jouer et à enchaîner compulsivement les clopes puis quitte ce cocon pour affronter un monde extérieur inquiétant. Une intense réflexion sur le regard stigmatisant que porte la société sur la maladie.

"Solo" : testament sensible

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