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« Sous le ciel d’Alice » : souvenirs embrumés du Liban

  • Damien Leblanc
  • 2021-06-28

Le traumatisme de la guerre civile libanaise raconté comme la fin d’une utopie amoureuse et d’un conte de fées : le premier long métrage de Chloé Mazlo, sélectionné à la Semaine de la critique 2020, trouve une manière désespérément mélancolique d’évoquer les souffrances passées et présentes de tout un pays.

Inspirée par les souvenirs de ses grands-parents, Chloé Mazlo narre l’histoire d’une jeune femme suisse (Alba Rohrwacher) qui part dans les années 1950 travailler au Liban, où elle tombe amoureuse d’un astrophysicien libanais et idéaliste (Wajdi Mouawad). Après une vingtaine d’années idylliques à Beyrouth, la guerre civile éclate et fissure le bonheur du couple…

La cinéaste française (César 2015 du meilleur court métrage d’animation avec Les Petits Cailloux) construit un cocon visuel paradisiaque – dans lequel s’invitent quelques séquences animées – avant de figurer le conflit libanais de manière abstraite, comme pour mieux retranscrire le déni de personnages qui restent longtemps accrochés à leurs fantasmes d’unité familiale et nationale.

Portant un regard à la fois tragique et nostalgique sur le passé, le film sublime ainsi la sensation de déchirement que le Liban éprouve toujours vivement aujourd’hui.

: Sous le ciel d’Alice de Chloé Mazlo, Ad Vitam (1 h 30), sortie le 30 juin

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