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FLASHBACK : « Mars Attacks » fête ses vingt-cinq ans

  • Damien Leblanc
  • 2022-02-18

Sortie il y a vingt-cinq ans, la fantaisie extraterrestre de Tim Burton n’a pas pris une ride, grâce à son regard satirique sur l’espèce humaine et sa vision décapante des mondes inconnus.

En février 1997, quelques mois après le triomphe mondial d’Independence Day, les salles françaises virent débarquer un autre récit d’invasion extraterrestre, Mars Attacks! de Tim Burton. Une œuvre que l’Hexagone accueillit à bras ouverts (plus de 2 millions d’entrées). Car ce film, où des Martiens arrivent sur Terre avec un message de paix avant d’attaquer la population, affichait un casting prestigieux (Jack Nicholson en président des États-Unis, Glenn Close en première dame, Pierce Brosnan en conseiller scientifique) et une brillante tonalité satirique.

Jacques Arnould, historien des sciences et expert éthique au CNES (Centre national d’études spatiales), approuve : « Ce qu’on appelle aujourd’hui “les petits hommes verts” interroge la culture humaine depuis des millénaires. Et Burton honora parfaitement ces questions : la possible existence d’autres êtres dans l’univers, les relations à envisager avec l’altérité, les images qu’on projette sur l’inconnu. Le rire démoniaque des Martiens est ainsi un rire contre nous-mêmes, et la satire du genre humain est géniale. »

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Mars Attacks!, qui s’inspire d’un jeu de cartes à collectionner des années 1960, proposait une esthétique cartoon très adaptée : « La question extraterrestre nous permet toujours de dépasser nos propres frontières, d’où le côté excessif du film. L’accueil des Martiens se fait dans un débordement de forces militaires pour dénoncer le fait que, derrière sa prétendue bienveillance, l’Amérique débarque avec ses tanks et ses Jeep. » Mais la conclusion faisait place à la lumière. « Les personnages qui s’en tirent sont une gentille grand-mère, son petit-fils lunaire, un ancien catcheur désabusé… Ce sont les gens communs, qui n’ont ni la puissance ni le savoir, mais du courage. » Et Burton de finir son film dans la joie avec le chanteur Tom Jones fredonnant « It’s Not Unusual » sur une île paradisiaque remplie d’animaux.

Illustrations : Sun Bai pour TROISCOULEURS

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