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Festival de Cannes 2024 : qui est Agathe Riedinger, dont le premier film est en Compétition ?

  • TroisCouleurs
  • 2024-10-01

L’inconnue Agathe Riedinger sera l’une des quatre femmes en Compétition à Cannes 2024 pour « Diamant Brut », son premier long métrage, un coming of age sur fond de télé-réalité. Dans ses précédents courts métrages, la cinéaste jouait d’une esthétique outrancière assumée pour parler de sur-féminité.

Une sorte de « Frenchie Shore » pour faire trembler le Grand Auditorium Lumière ? On signe tout de suite. Ce coup d’éclat, ce pourrait être la newbie Agathe Riedinger qui pourrait nous l’apporter, si l’on se fie au pitch de Diamant Brut, seul premier long métrage de la Compétition qui raconte l’histoire d’une jeune fille qui passe un casting pour une émission de télé-réalité au nom étincelant, « Miracle Island. » Au casting ? Malou Khezibi, Andrea Bescond et Idir Azougli.

Le résumé ressemble en tout point à celui de son précédent court J’attends Jupiter (2017), sorte de conte de fées contemporain dont le film est peut-être une adaptation en long métrage, lui qui racontait lui aussi le parcours de la jeune Liane dans ce miroir aux alouettes qu’est la télé-réalité

Dans une interview réalisée par le Festival de Clermont-Ferrand au moment de la présentation de ce court, elle donnait quelques indices sur son approche du milieu, qu’elle réinvestira peut-être pour Diamant Brut : « L’idée de départ était d’inscrire le film dans une sorte d’Eldorado, d’Éden un peu malade. Je voulais que l’histoire se déroule dans un lieu qui pourrait connoter la douceur de vivre, la chaleur, mais que l’on sente un poids, une asphyxie, une raideur pour accentuer l’envie d’évasion de Liane. »  

Cet univers impitoyable, elle le filmait alors avec une approche très composée esthétiquement, revendiquant l’influence criarde de l’Autrichien Ulrich Seidl (Paradis : Amour) ou de la photographe Lauren Greenfield (Generation Wealth), qui elle aussi s’intéresse à la jeunesse, à la culture de la beauté, et au matérialisme.  « Trop de blondeur, trop de rose, trop de dentelle, trop d’ongles brillants et trop pointus. Trop de codes pour dire « je suis la femme » dans ce qu’elle a de doux et de puissant et surtout naïf. Au-delà de tout cela, j’ai une réelle fascination pour le mauvais goût, le too much » confiait-elle alors. Ça tombe bien, on adore aussi !  

En 2019, Agathe Riedinger a aussi réalisé Eve, le portrait de deux femmes qui racontent en voix off leur soif d’amour et de reconnaissance. Le court métrage avait pour particularité de mettre en scène la géniale chanteuse Mary-L. A la rédac, on a tellement dansé sur le génial et flamboyant « Planète Mary-L », qu’on a hâte de voir si Diamant Brut peut nous amener autant de strass roses, de choucroutes péroxydées et de faux ongles – on les échange volontiers avec les smokings et les robes de soirées.

Photo de couverture : "Diamant Brut" d'Agathe Riedinger © 2024 Silex Films - France 2 Cinéma - Germaine Films

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