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Valeria Bruni Tedeschi

  • Adrien Dénouette
  • 2019-03-05

Avec Les Estivants, la réalisatrice poursuit son oeuvre solaire teintée de mélancolie. 3 questions à cet esprit libre pour qui l’humour est une arme de résistance.

Diriez-vous, film à l’appui, que plus on est triste, plus on est drôle ?

Pas toujours, et pas tout le monde. En ce qui me concerne, je trouve toujours les petits désastres de la vie quotidienne très drôles. Apprendre à en rire nous les rend plus supportables. J’ai beaucoup de gratitude pour les vrais comiques. J’ai découvert Blanche Gardin : un délice.

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Rire de soi, pour vous, est-ce la condition sine qua non pour se filmer ?

Oui. En général, j’ai le goût de l’autodérision dans la vie et lorsque je fais l’actrice. Mais si je me filme moi-même, c’est absolument obligatoire. J’essaye d’aimer et de respecter mon personnage. De trouver du plaisir à « appuyer doucement où ça fait mal», comme disait Barbara.

Quel délai prenez-vous par rapport à vos blessures avant de vous mettre à écrire ?

On dit souvent qu’il faut laisser passer au moins sept ans pour parler d’un événement douloureux. Je ne sais pas s’il y a un chiffre précis, mais en tout cas il faut un peu de distance. Et en même temps, je crois vraiment qu’il n’y a pas de règle.

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