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« Hors-saison » de Stéphane Brizé : souvenirs présents

  • Perrine Quennesson
  • 2024-03-08

[Critique] Stéphane Brizé quitte sa saga sociale au cœur de l’entreprise (et Vincent Lindon) pour revenir à ses premiers émois : le cinéma des sentiments. L’amour, le hasard, les chassés-croisés entre le passé et le présent pour conjurer le futur incertain.

Mathieu vient de prendre une grande décision qu’il semble déjà regretter. Cet acteur populaire a tourné le dos à la pièce de théâtre qui devait lui assurer une crédibilité nouvelle auprès de ses pairs. Par peur ? Par sentiment d’imposture ? Par fatigue ? On ne sait pas et lui non plus, mais c’est par hasard, au cours d’une cure thermale loin de Paris, qu’il retombe sur Alice. Alice, ce grand amour qu’il a eu la piètre idée de laisser partir...

D’abord comédie décalée sur un acteur en pleine crise existentielle, perdu entre la machine à café récalcitrante et les soins thermaux insensés, Hors-saison vire peu à peu à la romance mélancolique entre deux âmes qui n’avaient pas fait le deuil l’une de l’autre. Alice et Mathieu se reconnaissent au premier regard, la flamme que l’on croyait éteinte se ravive à la moindre étincelle de leur cœur de silex, et le couple nous entraîne dans un ballet à mille temps, où chaque pas en avant est suivi de deux en arrière.

Stéphane Brizé, l’insurgé

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Dans la lignée de son Mademoiselle Chambon (2009), Stéphane Brizé promène les insatisfactions de l’amour grâce à un tandem inattendu mais convaincant joué par un Guillaume Canet burlesquement tendre et une Alba Rohrwacher lumineuse, comme toujours.

Hors-saison de Stéphane Brizé, Gaumont (1 h 55), sortie le 20 mars.

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