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[CRITIQUE] « Mes jours de gloire » : le portrait doux-amer d’un éternel adulescent

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Adrien (Vincent Lacoste), ex-enfant-star peinant à trouver un nouveau rôle, négocie difficilement son passage imminent à la trentaine. Il regagne le foyer familial après avoir été rattrapé par les impôts, évite les questions sur son célibat longue durée, découvre les joies du dysfonctionnement érectile… Ses deux meilleurs potes ont développé un sens aigu du business, contrairement à notre antihéros doinelien qui s’enfile des bols de céréales à n’importe quelle heure de la journée. C’est un peu le drame des jeunes exposés trop tôt au succès : se départir difficilement d’une enfance dont on les a trop tôt expropriés. Sur ce canevas assez classique, le premier long métrage d’Antoine de Bary, présenté à Venise, contourne malicieusement les écueils du late coming of age movie. Les trois amis se voient recaler d’une soirée déguisée organisée par des vingtenaires, qui paraissent bien plus à l’aise que ces adulescents indécis. C’est la belle réussite de cette comédie douce-amère : plutôt que de céder à une facile léthargie générationnelle, elle montre ce que provoque le sentiment de ne pas avoir pris le train en marche, de rester l’inerte spectateur de sa vie. • GAUTIER ROOS

Mes jours de gloire d’Antoine de Bary, Bac Films (1 h 38), sortie le 26 février

Copyright Bac Films

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