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PODCAST : Gustave Kervern livre ses remèdes à la mélancolie sur France Inter

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Ce dimanche, dans « Remède à la mélancolie » sur France Inter, l’acteur et réalisateur Gustave Kervern révélait ses secrets pour affronter la mélancolie.

Bientôt 57 ans, un physique de nounours, un humour aussi caustique qu’absurde et une propension incroyable à provoquer une joyeuse tristesse chez ceux qui l’écoutent. À lui seul, Gustave Kervern pourrait personnifier la mélancolie, lui donner corps et un petit grain de folie supplémentaire. Il n’y a qu’à voir sa filmographie, toujours co-réalisée avec son acolyte Benoît Delépine, pour s’en convaincre : I Feel Good, Le Grand Soir, Mammuth, Saint-Amour… Sans parler de Groland, leur tendre, corrosive et tordante émission d’humour diffusée sur Canal+. Pour son rendez-vous hebdomadaire « Remède à la mélancolie » (France Inter), Eva Bester ne pouvait donc pas rêver meilleur invité.

Et d’emblée, Kervern pose les bases : « Je n’ai jamais été en grosse dépression mais je flirte toujours avec un état assez dépressif. Et j’aime me plonger dans la mélancolie. C’est carrément masochiste en fait. Alors que je travaille dans l’humour, je préfère aller voir des films profonds et tristes que des comédies. La mélancolie est une espère de refuge. » Comme le veut le principe de l’émission radiophonique, le co-réalisateur de Louise-Michel a ensuite livré ses petits secrets pour contrer cet « état de dépression, de tristesse vague, de dégoût de la vie, propension habituelle au pessimisme » (définition du Larousse).

On apprend notamment que Gustave Kervern ne regarde jamais plusieurs fois un même film. Mais surtout qu’il peut faire des exceptions lorsqu’il s’agit de The Big Lebowski des frères Coen (« [The Dude] est carrément grolandais. C’est un personnage qu’on aurait aimé inventer, une espèce de baba cool sur lequel tous les événements du monde glissent. ») ou de C’est arrivé près de chez vous de Rémy Belvaux. Pour parfaire sa cinéphilie qu’il juge « basique », Gustave Kervern confie acheter encore des DVD (« C’est donc vous ? », sourit Eva Bester) et demander à chaque réalisateur qu’il croise une liste de dix films à voir absolument. « Albert [Dupontel] m’a fait découvrir Soy Cuba, en noir et blanc, avec des plans séquences extraordinaires. Je refais ma cinéphilie comme ça, à coups de DVD », raconte-t-il. Contre les coups de mou, Kervern convoque aussi les BD de Daniel Goossens, le foot à la télé, « Jumping jack flash », hit énergisant des Rolling Stones, ou encore sa copine, chanteuse et actrice, Brigitte Fontaine.

Alors si, parfois, vous avez aussi besoin de lutter contre la mélancolie, ce podcast est fait pour vous. Pour l’écouter, cliquez ici.

Image : Gustave Kervern dans Cigarettes et chocolat chaud de Sophie Reine – Copyright 2015 Mandarin Cinema / Alexis COTTIN

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