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Paul Feig planche sur le scénario du film de monstres « The Dark Army »

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Fort du succès de The Invisible Man de Leigh Whannell, Universal cumule les projets autour de célèbres figures de monstres popularisées dans le cinéma américain des années 1930. Parmi eux, The Dark Army de Paul Feig, qui écrit en ce moment le scénario du film et s’est confié sur la teneur de celui-ci avec un grand enthousiasme.

Grand spécialiste des détournements de genre et des comédies à l’humour potache (Spy, Mes meilleures amies), le cinéaste Paul Feig, à qui l’on doit la géniale série Freaks and Geeks, pourrait surprendre tout le monde en signant Dark Army, son premier film de monstres, dont il écrit en ce moment le scénario. Celui qui a égayé notre confinement en organisant de savoureux apéros sur Instagram s’est confié sur ce mystérieux projet, dont la réalisation reste encore très hypothétique, auprès du magazine Collider : « Eh bien, j’ai fini deux versions et j’adore, c’est l’un de mes scripts préférés (…). J’espère qu’on fera le film (…), je suis si excité par ce projet », a-t-il lancé, avant de donner plus de détails sur ce film qui pourrait s’inscrire dans le sillage d’un genre qui a fait les beaux jours d’Hollywood dans les années 1930 : « Dans le ton, je reste très fidèle aux films de monstres traditionnels. Pas le cinéma d’horreur, le film de monstres. J’adore ces films des années 1930, ceux de James Whale notamment – La Fiancée de Frankenstein est pour moi l’un des meilleurs films au monde. Donc j’ai voulu préserver ce ton parce que ce sont des films très drôles. Ils étaient faits avec sérieux mais on sentait qu’il y avait aussi beaucoup d’amusement (…). C’est ce que je veux faire. »

Et ce qui semble passionner le cinéaste, c’est que ce cinéma crypté s’adressait avant tout aux individus marginalisés, mis au ban de la société : « Pour moi, ces films parlent des outsiders (…). Beaucoup d’entre eux ont été faits par des réalisateurs gays, et j’ai lu des textes qui racontent comment ces monstres représentaient des exclus de la société, ce qu’ils ressentaient (…). Ce n’est pas juste pour faire peur aux gens, c’est vouloir s’investir dans ces situations et ces personnages. Vous savez, Frankenstein est un tel personnage tragique. C’est ce genre de sentiments que je veux susciter. » On espère avoir la possibilité de découvrir ces Freaks d’un nouveau genre.

Photo :  © Boris Karloff

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