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Portrait d’un cinéaste qui examine au scalpel les hésitations magnifiques d’une jeunesse fébrile.

Débarquer à Paris à 25 ans, se coltiner des boulots précaires, se mettre au clair avec ses désirs… Martin et Léa, les attachants héros de L’Amour debout, affrontent des épreuves initiatiques que Michaël Dacheux a bien connues. Ce natif de Mont-de-Marsan s’est pris de passion pour le septième art au collège grâce à une prof de français. “Ça ne m’a pas amené de l’évasion, mais au contraire un rapport fort à la réalité”, se souvient avec pudeur et sincérité le réalisateur pour qui “on se constitue aussi comme jeune adulte à travers un savoir qui nous sauve”.

—-> A LIRE AUSSI: Notre critique de L’Amour debout

Après des études de cinéma et deux moyens métrages remarqués, il a tourné ce premier long de façon “un peu clandestine”, un week-end par mois et sans aide financière. Les mots “intime” et “secret” reviennent souvent dans la bouche de ce jeune quadra qui se dit marqué par les films de Maurice Pialat ou de Jean Eustache (“parce que je reconnais la toile cirée, le village, les accents”) et qui apprécie Patrick Wang ou Ira Sachs pour leur “attention romanesque au banal”. On ne saurait mieux définir le charme très prometteur de L’Amour debout.

L’Amour debout, de Michaël Dacheux, Épicentre Films (1 h 23). Sortie le 30 janvier

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