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[CONCERTS] : Charlotte Adigéry au Badaboum

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Signée sur Deewee, le label des frères Dewaele (2 Many DJ’s, Soulwax), la facétieuse Charlotte Adigéry trousse une electro-pop sans pareil. Flash-back : 2015, Gand. La Belgo-Caribéenne brille sur la B.O. du film Belgica de Felix Van Groeningen, confiée à Soulwax. Séduits, les frangins invitent le producteur Boris Zeebroek (alias Bolis Pupul) à épauler Adigéry. Une association parfaite qui se traduit par deux EP métissés, Charlotte Adigéry (2017) et Zandoli (2019), aussi barrés qu’entêtants. Impossible d’échapper à la voix – façon cool cat – d’Adigéry ni à son style minimaliste, ardent et dissonant, percuté de house, de techno, de R&B et de sons traditionnels – écouter la dinguerie « Paténipat », qui croise créole et rythme gwoka. Figure libre, citant Dean Blunt comme La Montagne sacrée d’Alejandro Jodorowsky, l’artiste chérit «les artistes honnêtes, les histoires vraies». Motto qu’elle incarne en anglais et en français, avec un humour jouissif, «marque de fabrique antillaise», dans des vignettes effrontées : drague féministe (« Senegal Seduction »), rêves de latex (« Cursed and Cussed ») ou ode à la perruque comme rituel d’empowerment (« High Lights »). Elle s’autorise tout, et promet des concerts à l’énergie folle «qui donnent envie de gifler quelqu’un ou d’embrasser un arbre». Le tout en menant de front le projet WWWater, avatar electro-envoûtant, hanté par le pouvoir de l’eau. «L’eau et le feu», précise celle qui serpente entre les éléments. Charlotte Adigéry est une drôle de sirène, et son charme nous laisse liquides et fiévreux sur le dancefloor. Le 23 octobre au Badaboum

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THE MYSTERY LIGHTS

The Mystery Lights sont aux Kinks et aux Seeds ce que Lee Fields est à James Brown : des vénérateurs affranchis, rompus aux tournées sans fin, qui ne cessent d’élever leur niveau de jeu et d’écriture. Après la claque studio Too Much Tension!, sorti sur la division rock du prestigieux label soul Daptone, on va pouvoir les observer dans leur milieu naturel, et vérifier s’ils sont bien aujourd’hui le meilleur groupe garage du monde. Le 15 octobre à La Maroquinerie

SCARLXRD

En enfilant le masque de Scarlxrd, Marius Listhrop a trouvé une solution à l’équation réputée insoluble du rap metal. Privilégiant l’esprit à la lettre (exit les guitares qui ruinent les beats), il imagine une trap d’apocalypse, hurlante et ultrasaturée, qui engrange des dizaines de millions de vues sur YouTube. Il n’y a plus de honte à aimer autant Slipknot que XXXTentacion, ni à vouloir entendre les deux en même temps. Le 7 novembre au Trabendo

Image : Copyright Stephen Dewaele

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