
L’artiste au nom de cow-boy texan qui n’a débuté la musique qu’en 2021, a sorti trois single cette année : “chanson d’eau fraîche”, “tudum” et “créature moyenne”. Ce dernier morceau, rafraîchissant et pulsionnel, prend forme dans un clip hypnotique.

Tel un journal intime, Joe sillonne la jungle urbaine, de plan en plan, sous les halos des néons du métro parisien, dans une esthétique qui évoque Wong Kar-wai. On suit l’artiste à mesure qu’elle déambule, apparaissant seule dans une foule de gare ou le visage à la lueur rouge d’un feu, alternant collages, accélérés et effets de shutter drag (technique de photographie qui combine un temps de pose lent et un éclair de flash), comme pour imager la saturation dans sa tête.
Laura Bougeard et Thomas Aznar, réalisateurs du clip, rendent justice à ses phrasés (elle aime les spoken words) teintés de sarcasme et de poésie (“Je scrolle pas mon tel j’le caresse”). Du cachet, la musique de Joe la Panic n’en manque pas, s’imposant comme une plume incisive de sa génération (qui n’est pas sans rappeler Miki, l’artiste Franco-Coréenne révélée sur TikTok en 2024).
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