Music Cinema Club : Joe la Panic n’a rien d’une “Créature moyenne”.

Avec son single « Créature moyenne », entre ivresse numérique et nuit blanche, la jeune chanteuse s’offre un clip cathartique et troque la mélancolie de ses débuts pour un voyage introspectif, ardant de sincérité. Le clip est diffusé en ce moment dans tous les mk2.


cover Creature moyenne

L’artiste au nom de cow-boy texan qui n’a débuté la musique qu’en 2021, a sorti trois single cette année : “chanson d’eau fraîche”, “tudum” et “créature moyenne”. Ce dernier morceau, rafraîchissant et pulsionnel, prend forme dans un clip hypnotique.

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© Capture d’écran Youtube / Joe la Panic

Tel un journal intime, Joe sillonne la jungle urbaine, de plan en plan, sous les halos des néons du métro parisien, dans une esthétique qui évoque Wong Kar-wai. On suit l’artiste à mesure qu’elle déambule, apparaissant seule dans une foule de gare ou le visage à la lueur rouge d’un feu, alternant collages, accélérés et effets de shutter drag (technique de photographie qui combine un temps de pose lent et un éclair de flash), comme pour imager la saturation dans sa tête.

Laura Bougeard et Thomas Aznar, réalisateurs du clip, rendent justice à ses phrasés (elle aime les spoken words) teintés de sarcasme et de poésie (“Je scrolle pas mon tel j’le caresse”). Du cachet, la musique de Joe la Panic n’en manque pas, s’imposant comme une plume incisive de sa génération (qui n’est pas sans rappeler Miki, l’artiste Franco-Coréenne révélée sur TikTok en 2024).

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