
Depuis l’onde de choc Squid Game, le moindre de ses choix est scruté. Jung Ho-yeon fait partie des visages les plus magnétiques des écrans contemporains et est déjà courtisée internationalement : elle a tourné avec Alfonso Cuarón dans la minisérie Disclaimer et elle est attendue aux côtés de Renate Reinsve et Lily-Rose Depp dans le film The Governesses.
Dans Hope de Na Hong-jin, elle incarne Sung-ae, la seule présence féminine dans un univers peuplé de cow-boys et d’extraterrestres. Surgissant au volant d’une voiture en plein dérapage, son entrée fait l’effet d’une décharge de dopamine, l’érigeant sur-le-champ en figure culte du cinéma d’action. Mais la performance ne se résume pas à cette virtuosité athlétique forgée par des mois d’entraînement intensif au tir et au pilotage. Sous la carapace de cette policière, l’actrice fissure l’armure et traque le doute moral, refusant tout héroïsme monolithique. En choisissant l’épaisseur humaine plutôt que la posture, Jung Ho-yeon prouve qu’elle joue déjà dans une tout autre catégorie.
Hope de Na Hong-jin, Universal Pictures (2 h 36), sortie le 28 octobre

