
Hadrien Hussein a grandi dans une famille férue de cinéma : une grand-mère monteuse, un frère producteur et des cousines réalisatrices-scénaristes (Alice Winocour et Cécile Ducrocq). Pourtant, lui ne s’y voyait pas. « J’étais juste un élève lambda », plaide-t-il, comme s’il était encore surpris de ce qu’il venait de vivre.
C’est quand un proche le recommande auprès de Stéphane Demoustier, à la recherche du premier rôle de son film, que les choses se bousculent : « Il connaissait ma personnalité, mes caractéristiques physiques et trouvait que le personnage me correspondait. » Hadrien est retenu au casting. Ce fan de basket et de rap passe alors deux mois dans un camping des Landes, lieu de tournage du film, à apprivoiser cette nouvelle vie d’acteur tout en vivant pleinement celle d’un jeune garçon de son âge qui profite des joies de l’été.
Hadrien Hussein se dit anxieux, et la timidité, qui l’a un certain temps éloigné des autres, s’est apaisée depuis cette expérience. Inscrit en L1 droit dans une université parisienne, il rêve de devenir avocat. Quand on l’interroge sur son envie de continuer le cinéma, celui qui se souvient avoir été marqué, petit, par Louis de Funès et Jean-Paul Belmondo tâtonne, tergiverse, puis, doucement, sourit : « Je voudrais bien en refaire. »
