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[CRITIQUE] « Sortilège (Tlamess) » d’Ala Eddine Slim : un survival hypnotique

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Un soldat apprend la mort de sa mère et profite d’une permission pour déserter. Une femme au foyer enceinte abandonne la fastueuse demeure dans laquelle elle s’ennuyait avec son riche mari. Tous les deux vont se retrouver à l’écart du monde, dans une mystérieuse forêt… Ala Eddine Slim (The Last of Us) cultive l’art du décrochage dans ce film étrange où l’on aime à se perdre. De plans amples planant sur les hauteurs d’une ville tunisienne, on passe aux gros plans inquiétants d’un œil presque exorbité – les deux protagonistes communiquent juste par le regard, leurs paroles s’incarnent par des sous-titres.

Comme dans un survival qui pourrait être filmé par Apichatpong Weerasethakul, l’errance de ces deux Robinsons paraît d’abord circonscrite par des superstitions et des fantômes ; puis le film bascule de la fable mythique à la dystopie pure, car on comprend que le monde duquel les héros se sont retirés est menacé. Leur mode de vie sauvage apparaît alors comme une réponse à une société normée dans laquelle ils ne se reconnaissaient plus – on ne dira rien de la solution qu’ils envisagent, mais avançons quand même qu’elle est assez queer. QUENTIN GROSSET

Sortilèges (Tlamess) d’Ala Eddine Slim, Potemkine Films (2 h), sortie le 19 février
Image: Copyright Potemkine Films

 

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