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Critique: « L’Insensible »

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Abandonné par sa mère dans un orphelinat alors qu’il était bébé, Denis (excellent Denis Vlasenko), un ado qui souffre d’une maladie le rendant insensible à la douleur, la rencontre un jour dans l’établissement. Elle le convainc de s’installer avec elle à Moscou. Là, elle le mêle à un réseau de fonctionnaires corrompus qui le chargent de feindre des accidents en se jetant sur les voitures pour toucher des assurances… Après Classe à part (2015) –  sur une ado surdouée qui rejoint une classe d’élèves atteints de troubles physiques ou mentaux – et Zoologie (2017) – sur une femme qui réalise qu’une queue de poisson lui pousse dans le bas du dos –, le Russe Ivan I. Tverdovsky confirme son goût pour les personnages hors cadres. Dans ce film à la fois froid dans son esthétique et très sensoriel, il impose la vision d’un corps malmené par autrui – ses camarades comme sa mère se servent de la maladie de Denis, soit pour en faire un spectacle, soit pour en tirer un profit pécuniaire. En ce sens, «Jumpman» (titre anglais du film) rejoint l’Elephant Man de David Lynch et la lignée des grandes bêtes de foire auxquelles le cinéma redonne un visage humain.

L’Insensible d’Ivan I.Tverdovsky, Destiny Films (1h27), sortie le 11 septembre
Image: Copyright Destiny Films

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