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[CRITIQUE] : « La Vie invisible d’Euridice Gusmão », un beau mélodrame émancipateur

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Rio de Janeiro, 1950. Alors qu’Eurídice, 18 ans, vise une prestigieuse carrière de pianiste, sa grande sœur, Guida, n’a qu’une idée en tête : trouver le grand amour. À cause d’un père qui régit la cellule familiale d’une main de fer, les deux inséparables vont devoir faire cavalier seul. Elles passeront les décennies qui viennent à tenter de renouer contact, enserrées dans la tenaille d’une société qui les assigne à un destin tout tracé (et franchement pas reluisant). Hyper stylisé, le nouveau film du Brésilien Karim Aïnouz (Praia do futuro) assume pleinement son horizon mélo, consacrant sa débauche de couleurs à la célébration des femmes. Tiré du roman de Martha Batalha Les Mille Talents d’Eurídice Gusmão (2016), le film vivote entre les désillusions conjugales, les corps féminins sous contrôle et les carrières minées par l’effarante bêtise des conventions. Il n’a jamais peur de toucher la corde sensible, choisissant l’épopée pleine d’emphase plutôt que l’obsession naturaliste souvent de vigueur pour ce type de récit aux échos très actuels. Une grande valse des sentiments exhibés durant plus de deux heures, dont la direction artistique au cordeau devrait ravir les fans d’un certain Todd Haynes.

La Vie invisible d’Euridice Gusmão de Karim Aïnouz, ARP Sélection (2 h 19), sortie le 11 décembre

Image : La Vie invisible d’Euridice Gusmão Karim Aïnouz – Copyright ARP Distribution

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