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[CRITIQUE] « Kongo » d’Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav : le fascinant portrait docu d’un mégalo

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À Brazzaville, l’apôtre Médard, membre de la confrérie traditionnelle des ngunzas, consacre l’essentiel de son temps à exorciser les malades victimes de mauvais sorts. Dans une société où la magie est omniprésente, ce guérisseur animiste peut facilement enfiler la casquette de médecin, d’assistant social, de chef de village ou encore de guide spirituel. Sa vie bascule lorsque des enfants disparaissent au sein des familles qui l’ont consulté. On l’accuse publiquement de pratiquer la magie noire… Présenté en clôture de l’ACID 2019, ce documentaire dispense un suspense qui n’a rien à envier à quantité de films de fiction. L’inquiétude est toujours tapie quelque part dans le cadre, à commencer par cette figure charismatique de Médard, rebouteux au verbe haut qui, comme le protagoniste de Général Idi Amin Dada. Autoportrait de Barbet Schroeder (1974), conjugue la mégalomanie, la menace et le grotesque. Le film convoque en toile de fond une autre force maléfique nettement moins romantique : un capitalisme chinois agressif qui détruit les ressources locales, écho moderne à la colonisation d’hier, et contre lequel la tradition prend des allures de résistance… • GAUTIER ROOS

: d’Hadrien La Vapeur 
et Corto Vaclav,

Pyramide (1 h 10),

sortie le 11 mars

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