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[CRITIQUE] « J’ai perdu mon corps » de Jérémy Clapin: un conte sensoriel et poétique

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Grand Prix de la dernière Semaine de la critique, J’ai perdu mon corps, premier long métrage de Jérémy Clapin, tisse deux histoires qui, progressivement, se rejoignent. D’abord, celle d’une main coupée échappée d’un laboratoire, errant tant bien que mal pour retrouver son corps. Ensuite celle du rêveur Naoufel, un livreur de pizza intrigué par Gabrielle, une bibliothécaire qui lui passe commande… La force poétique de ce premier long métrage réside en son aspect sensoriel, une gageure pour un film d’animation. Pour obtenir ce rendu, Clapin est passé par un procédé qui donne aux personnages une vraie corporéité – animés en images de synthèse, ils sont ensuite recouverts de dessins traditionnels en 2D. Mais c’est surtout grâce à la mise en scène de flash-back en point de vue subjectif liés à l’enfance de Naoufel que le cinéaste parvient à rendre palpables certaines sensations universelles (le sable tiède dans la main…). Il engage alors plus fortement le spectateur dans l’identification, le projetant autant dans les atermoiements amoureux de Naoufel et Gabrielle que dans le désarroi de la main tranchée.

J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin, Rezo Films (1 h 21), sortie le 6 novembre

Image : J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin – Copyright Rezo Films

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