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En septembre, TROISCOULEURS se pose sur le divan avec Virginie Efira

  • Trois Couleurs
  • 2022-09-07

À l'affiche des deux films les plus puissants de la rentrée - « Les Enfants des autres » de Rebecca Zlotowski et « Revoir Paris » d’Alice Winocour - l'actrice s'est confiée avec profondeur et autodérision sur les franges les plus folles de sa carrière.

ÉDITO - Souvenez-vous, dans une scène du génial Victoria (2016) de Justine Triet, Virginie Efira jouait cette avocate tenant une plaidoirie sous coke et sous somnifères, articulant tachycardie et ensommeillement, déprime et euphorie – une master class de jeu antagoniste. Depuis qu’elle est venue au cinéma, l’actrice sait subtilement investir ces flottements qui nous traversent, ces états d’indétermination qui disent aussi les tremblements de l’époque. Des sentiments furtifs auxquels l’écrivaine Nathalie Sarraute a consacré son premier livre, Tropismes (1939, puis 1957) : les tropismes, « ce sont des mouvements indéfinissables, qui glissent très rapidement aux limites de notre conscience ; ils sont à l’origine de nos gestes, de nos paroles, des sentiments que nous manifestons, que nous croyons éprouver et qu’il est possible de définir ». La romancière a cherché à saisir ces tropismes par la littérature, c’est ce qui rendait ses livres si vivants.

Et c’est sûrement parce qu’Efira sait si subtilement nous ouvrir à ces vacillements-là que ses personnages nous touchent autant au cinéma. C’est le cas dans deux des films les plus émouvants de la rentrée. Dans Revoir Paris d’Alice Winocour, elle incarne une rescapée d’un attentat qui ne sait quoi faire des errements de sa mémoire – doit-elle se souvenir ou faire avec ce flou ? Dans Les Enfants des autres de Rebecca Zlotowski, elle est une prof de lycée qui rencontre la fille de son nouveau copain – doit-elle s’attacher ou rester en retrait ? C’est une affaire de petit pas, de mouvements de recul, pour trouver sa place, aller au-delà de celles qu’on lui assigne. Les personnages d’Efira tâtonnent et nous échappent sans cesse. t c’est bien pour ça qu’on la reconnaît comme notre nouvelle icône. Toujours errante, toujours border Quentin Grosset

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Alice Winocour nous parle de Revoir Paris, grand récit de réconciliation sur une rescapée des attentats, Dominique Blanc (prochainement à l'affiche de L'Origine du Mal de Sébastien Marnier) se confie sur les figures qui lui ont donné le goût du jeu, et les frères Dardenne nous parlent de leur infaillible méthode de réalisation.

Sans oublier : une scène culte dédiée à Pink Flamingo de John Waters, un flash-back sur la comédie musicale Coup de coeur de Francis Ford Coppola, le questionnaire cinéphile de notre queen Paloma, gagnante de Drag Race France...

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