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« Mon Crime » : la nouvelle énigme de François Ozon s’offre une bande-annonce intrigante  

  • Marie-Manon Poret
  • 2023-01-12

Fabrice Luchini, Isabelle Huppert, Dany Boon et Nadia Tereszkiewicz se donnent la réplique dans cette enquête judiciaire qui s’annonce comme un Cluedo jubilatoire

Après son dernier film sorti cet été, Peter Von Kant (brillante adaptation au masculin de la pièce Les larmes de Petra Von Kant de Fassbinder), le réalisateur décide de revenir à la comédie avec Mon crime, adapté d’une pièce de théâtre éponyme de Georges Berr et Louis Verneuil sortie en 1934, avec son dernier film au titre éponyme. Entouré d’un casting explosif dont il a le secret, François Ozon nous invite au cœur d’une enquête criminelle bien farfelue.

Une première bande-annonce intrigante dans laquelle on peut apercevoir des personnages hauts en couleurs dans un Paris des années 1930. Nadia Tereszkiewicz (révélation lumineuse du film bouleversant Les Amandiers,dans lequel elle campait avec fébrilité une jeune comédienne, alter ego de la réalisatrice Valeria Bruni Tedeschi) incarne la jeune et jolie Madeleine, accusée du meurtre d’un producteur et défendu par sa meilleure amie Pauline, jeune avocate au chômage (Rebecca Marder).

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Au cœur d’une affaire qui relie intimement tous les personnages, cette femme fatale qui pourrait sortir tout droit d’un polar (on connaît l’amour d’Ozon pour les films de genre) semble provoquer une étrange fascination sur les autres… Est-elle vraiment coupable ? Ne s’agit-il pas d’une affaire montée de toute pièce contre elle ? Ne serait-ce pas son statut de femme qui fait d’elle la coupable parfaite ?  Connaissant Ozon, grand chef d’orchestre des faux-semblants et narrateur-manipulateur, il faudra se méfier de tout le monde.

On fait confiance à François Ozon pour mener ce jeu de dupe rythmé – souvenons-nous de 8 femmes, cruel huis clos meurtrier et chantant - qui cache sans doute, en souterrain, une réflexion sur la parole des femmes dans le système judiciaire – certains y verront peut-être même un clin d’œil à l’affaire Weinstein. Pour connaître le fin mot de l’histoire du cas Madeleine Verdier, rendez-vous en salle le 8 mars prochain. 

Image (c) Gaumont Distribution

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