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mk2 Curiosity : un nouvel épisode avec Cédric Klapisch, François Truffaut et Abbas Kiarostami

  • TroisCouleurs
  • 2021-05-27

Pour clôturer ce mois de mai, mk2 Curiosity nous entraîne dans les bas-fonds new-yorkais et nous fait danser avec grâce.

Une incursion dans les bas-fonds new-yorkais, un docu sensible sur la grande danseuse de ballet Aurélie Dupont, un commentaire brillant sur La Peau douce de François Truffaut par le scénariste et réalisateur Nicolas Saada, un court ludique et malicieux d'Abbas Kiarostami… Avant d'être happés par l’été, on se laisse entraîner par la belle programmation de mk2 Curiosity. Petits résumés des pépites que vous pourrez y trouver gratuitement dès ce soir.

Claire Dolan de Lodge Kerrigan (1998, 90’, Etats-Unis)

Claire Dolan, call-girl à New York, aimerait bien changer de vie et de métier. Entre un étrange et menaçant proxénète et un chauffeur de taxi amoureux, parviendra-t-elle a quitter son ancienne existence ?

Habile et malicieux, le cinéaste américain Lodge Kerringan (auteur du dérangeant Clean, Shaven, présenté en 1994 à Cannes dans la section Un certain regard) signe avec Claire Dolan un film aux contours sans cesse troublants, menaçants. Sous les gratte-ciels new-yorkais, entre appels téléphoniques sexuellement explicites et désincarnés, il nous incruste dans l’esprit ombragé de son héroïne, entre solitude et aliénation. Dérangeant et fascinant.

Aurélie Dupont, l’espace d’un instant de Cédric Klapisch (2010, 52’, France) 

mk2 Curiosity

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Plus connu pour ses fictions, dans lesquels il croque des personnages perdus dans les méandres de la mondialisation, Klapisch (L’Auberge espagnole, Deux moi) a aussi signé quelques docus. Toujours à l’affût des pépites, mk2 Curiosity propose de découvrir celui-ci.

Tourné entre 2006 et 2009, ce portrait sensible et intimiste suit le parcours exigeant de la grande danseuse étoile Aurélie Dupont. Tout en intégrant des extraits d’un autre documentaire (Les enfants de la danse de Dirk Sanders, tourné en 1989, et dans lequel on aperçoit une toute jeune Aurélie Dupont), il chronique la difficile discipline à laquelle la danseuse doit se plier au cours de son apprentissage.

« Si tu ne pousses pas jusqu'au bout, tu ne réussiras pas. » Cette phrase (prononcée par Claude Bessy, une de ses ancienne professeures) est un mantra qui semble se rappeler sans cesse à l’esprit de cette élève glissant tout doucement vers la maîtrise de son art. C’est avec une juste distance, sans aucun commentaire et en recentrant ses plans sur cet éveil progressif mais aussi les doutes qui peuvent assaillir la danseuse, que Klapisch nous fait ressentir toutes ses vibrations.

L’ancien et la moderne : à propos de La Peau douce de Nicolas Saada (2021, 10’, France)

Nicole (Françoise Dorléac) est la maîtresse de Pierre, qu’elle rencontre lors d’un vol pour Lisbonne. Alors que Pierre est marié à Franca, il décide de divorcer pour épouser la première… qui ne l’entend pas de cette oreille. C’est ainsi qu’on peut résumer l’intrigue de La Peau douce, un des plus beaux films de François Truffaut, sorti en 1964.

Dans cette triangulation du désir crépusculaire, Françoise Dorléac (qui disparaîtra trois ans plus tard dans un accident de voiture) donne à Nicole du relief en s’éloignant le plus possible du mythe de la mante religieuse et en affirmant un intense désir de liberté.

Ce qui n’a pas échappé au regard attentif du scénariste et réalisateur français Nicolas Saada. Spécialiste de l’œuvre de Truffaut, ce dernier a toujours revendiqué son influence. Les dialogues magnifiques et les plans épurés de La Peau douce ont d’ailleurs nourri la conception de son film Espion(s). Dans une vidéo, il livre une brillante analyse du film.

Pour les kids : Moi aussi je peux d’Abbas Kiarostami (1975, 5’, Iran)

Deux petits garçons regardent un dessin animé sur les animaux. À chaque scène, l’un des deux dit « Moi aussi, je peux » et mime les actions des animaux représentés, jusqu’au moment où l’on voit s’envoler un oiseau…Dans ce joli court-métrage aux couleurs vives et chaudes, Abbas Kiarastomi pousse à l'absurde ces jeux de compétition qui s'instaurent déjà dans les cours de récré. En alliant comme à son habitude propos politique et poésie, il adresse aussi un message humaniste aux plus grands.

Abbas Kiarostami : ne rétrospective et une exposition exceptionnelles au Centre Pompidou avec mk2

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