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Mikhaël Hers, géographe de l'intime

  • Quentin Grosset
  • 2022-05-02

Topographe de l’intime, Mikhaël Hers arpente les villes avec détails et passion. Les quartiers qu’il circonscrit sont les lieux de l’errance, du deuil et de la réinvention de soi. Morceaux choisis.

Primrose Hill (moyen métrage, 2007)

Juste avant Noël, une bande d’amis se retrouve au parc de Saint-Cloud, où ils ont vécu leur adolescence. Admirateur de Patrick Modiano, Mikhaël Hers a le même talent gracile que l’écrivain pour faire affleurer la mémoire affective des lieux.

« Les Passagers de la nuit » de Mikhaël Hers

Lire la critique

Ce sentiment de l’été (2016)

Après la disparition brutale de sa copine un été à Berlin, Lawrence (Anders Danielsen Lie) vit cette absence en s’éloignant vers Paris et New York. On se souvient d’une sublime scène de rencontre sur un toit de cette dernière – c’est en hauteur que son héros se répare.

Amanda (2018)

Autour des XIe et XIIe arrondissements, Mikhaël Hers saisit un Paris à vif, sonné par des attentats, dans lequel il filme le deuil d’une petite fille et de son jeune oncle (Vincent Lacoste). Le drame a lieu au bois de Vincennes – filmé de manière sourde, presque irréelle.

Les Passagers de la nuit (2022)

Entre la Maison de la radio et le quartier Beaugrenelle, il y a un pont comme point de jonction. Les déplacements entre les deux rives font écho à la lente émancipation des personnages de cette famille, saisis en plan large dans l’électricité flottante de la nuit.

Images (c) Rendezvous/ Pyramide Distribution/ Nord-Ouest Films/ Les Films de la Grande Ourse

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