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[LA VHS] « Le flic de Beverly Hills » vu par Iris, 7 ans, et Clélia, 11 ans

  • Raphaëlle Simon
  • 2022-06-21

Complètement démodé ou toujours d’actualité ? Chaque mois, un parent fait découvrir un film culte de sa jeunesse à ses enfants. Hugues, 45 ans, a choisi de montrer Le Flic de Beverly Hills de Martin Brest, à Iris, 7 ans et Clélia, 11 ans. Alors, est-ce que le flic campé par Eddie Murphy a pris des rides, 37 ans après la sortie du film en salles ?

Adolescent, Hugues était fan d’Eddie Murphy : « J’ai découvert le film dans les années 1990, et à l’époque Eddie Murphy c’était la star montante, le mec à qui j’aurais aimé ressembler. J’allais voir tous ses films. À travers eux, on découvrait la culture américaine et on voulait en être. C’était le trio magique avec Michael Jackson et Michael Jordan. » Et on comprend son engouement : en dynamitant les codes du film policier, Le Flic de Beverly Hills s’est hissé en tête du box office américain pour l’année 198, et a propulsé Eddie Murphy au rang de superstar avec son rôle de flic hyper actif et hurluberlu. Mais est ce que le charisme d’Eddie Murphy a fait effet sur Iris et Clélia ? 

De quoi parle le film ?

Iris : En fait j’ai pas très bien compris le début… Comment expliquer…

Ça parle d’un policier qui a un ami qui est mort. Son chef il lui dit de ne pas faire d’enquête mais il va quand même faire une enquête et donc il part dans tous les endroits où son ami est allé.

Clélia : Ça parle d’un policier qui habite aux Etats Unis, à … Détroit je crois ? Bon, en tous cas, son meilleur ami d’enfance vient lui rendre visite en sortant de prison mais il se fait tuer. Du coup le policier va mener une enquête pour voir qui a tué son ami. Son chef lui dit de prendre des vacances donc il va à Beverly Hills et il se rend compte que les méchants qui ont tué son ami habitent là bas et il mène l’enquête.

À quelle époque se passe le film ?

I. : En 18… 1982 ? 1942 peut-être ? Je sais pas. Je pense que c’est un peu vieux, on dirait les années 50.

Pourquoi un peu vieux ?

I. : Les voitures, les habits des gens, les femmes ont des robes pas comme aujourd’hui. Les coiffures sont pas pareilles non plus, elles ont des cheveux très bouclés et plus… grands (elle écarte les bras pour montrer le volume).

C. : Moi je dirais que c’est dans les années 80. Déjà parce que c’est pas les mêmes voitures, il y a beaucoup de décapotables, les voitures d’aujourd’hui sont plus automatiques, avant il fallait tout faire manuellement. Et les coiffures sont plus … gonflées on va dire. Et la mode n’est pas la même : les épaules sont plus larges, et c’est plus fin à la taille.

Tu avais déjà vu cet acteur dans un film ? Tu sais comment il s’appelle ?

I.: Oui, dans un Prince à New York, qu’on a vu avec maman.

C. : C’est Eddie Murphy. Je crois qu’il a fait aussi la voix de l’âne dans Shrek.

Et tu l’aimes bien ?

I. : Oui, il est drôle. Et je sais pas de quelle origine il est mais il fait très bien le playback.

C. : En fait, on a regardé en français, et l’acteur qui le double est très bien. C’est toujours le même acteur qui fait ses doublages.

J’aime bien son personnage dans le film, il est drôle et il a de bonnes idées, comme par exemple mettre une banane dans le pot d’échappement des policiers qui le poursuivent. Et il sait bien tirer avec des armes !

Je trouve qu’Eddie Murphy joue très bien. On dirait que c’est sa vraie personnalité, il arrive bien à s’approprier son personnage. Et puis il fait toujours des grimaces et des mimiques, c’est assez drôle.

Il n’y a pas beaucoup de personnages féminins dans ce film, tu avais remarqué ?

I. : Bah il y a sa copine à qui il pose des questions. Mais c’est vrai que y’a pas de personnages filles vraiment important…

C. : Je connais pas trop cette époque mais je trouve que par rapport à aujourd’hui, c’est pas très réaliste, il y a des filles dans la rue mais c’est surtout des figurantes, il y a aucune policière par exemple… La seule qu’on voit un peu plus c’est son amie mais elle se fait prendre en otage et elle doit être sauvée par les hommes… Alors que dans la vraie vie, il y a plein de femmes qui sont très fortes !

© CIC

Tu penses que ça se passe vraiment comme ça dans la police aux Etats-Unis ?

I. : Je sais pas trop… Je pense que oui.

C. : Moi je ne pense pas. À part Eddie Murphy, les policiers sont un peu incompétents. Et puis il y en a qui ressemblent à des Ken dans Barbie… C’est pas très crédible.

Et dans la vraie vie, quelles différences il y a entre les policiers français et américains d’après toi ?

I. : Les policiers américains ils sont un peu plus durs, plus agressifs. Et plus grands.

C. : Aux Etats-Unis, ils sont plus … susceptibles. Disons qu’ils sortent leur arme plus facilement, ils contrôlent plus les papiers des gens… Ils sont plus durs qu’en France j’ai l’impression.

Vous êtes déjà allées aux États-Unis ?

I. : Non, mais j’aimerais bien aller à New-York. J’ai un ami qui va déménager là bas.

C. : Moi j’aimerais bien aller en Californie, à Los Angeles, à Hollywood, à Beverly Hills… J’ai vu beaucoup de films qui se passent à Beverly Hills, comme Clueless que j’aime beaucoup !

Le Flic de Beverly Hills vu par Clélia

Quelle est ta scène préférée dans le film ?

I. : Quand ils se tirent dessus et qu’un gentil réussit à tuer un méchant, c’est bien fait pour lui. Et aussi quand le grand chef raconte toute l’histoire à la fin, j’étais contente pour Eddie Murphy qu’on sache enfin la vérité.

C. : Moi, c’est quand Eddie Murphy donne des peignoirs de chambre de l’hôtel à ses amis policiers à la fin en leur disant « Rappelle toi de notre amitié… » Je trouve ça gentil  et très émouvant.

Le Flic de Beverly Hills vu par Iris

 Au final, tu as aimé ce film ?

I. : Oui, j’ai beaucoup aimé parce que c’était émouvant et très rigolo.

C. : Au début c’était un peu compliqué à comprendre mais après ça devient plus clair et très drôle. Mais ça aurait été mieux avec plus de filles !

Quelle la morale de l’histoire d’après toi ?

I. : Il ne faut jamais voler sinon on peut se faire gronder et taper dessus.

C. : Pour moi, la morale de l’histoire c’est que les personnes qu’on pensait être nos ennemis peuvent devenir nos amis. On ne peut jamais vraiment savoir si les gens sont nos ennemis ou nos amis !

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