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« House of The Dragon » : que vaut la saison 2 du spin-off de « Game of Thrones » ?

  • Margaux Baralon
  • 2024-06-17

Avec sa première saison, le spin-off de « Game of Thrones » avait agréablement surpris, montrant qu’il était possible de rester fidèle à l’univers tout en renouvelant le propos et le regard, notamment sur les personnages féminins. La suite, diffusée à partir du 17 juin sur Max, confirme que nous tenons-là une excellente série politique.

Au cinéma comme sur petit écran, c’est peu dire que la tendance est à l’épuisement des franchises. Des super-héros à Star Wars, les univers s’étirent indéfiniment et, paradoxalement, s’amenuisent. Dans ce contexte, un spin-off de la cultissime Game of Thrones était un pari risqué, moins en termes d’audience que de qualité.

Sortie à la fin de l’été 2021, la première saison du prequel House of The Dragon fut une excellente surprise. La deuxième, diffusée à partir du 17 juin sur la nouvelle plateforme Max, confirme que ce n’était pas un coup de chance. On y retrouve la même famille compliquée, celle des Targaryen, cheveux blonds peroxydés et dragons tout feu tout flamme à leurs côtés. Le jeune Aegon occupe le trône de fer que tout le royaume de Westeros convoite. C’est un idiot belliqueux mais c’est aussi le premier fils du roi précédent. Rhaenyra, sa grande sœur, désignée comme héritière légitime par son père de son vivant, prépare la bataille pour récupérer son héritage.

La première saison de House of The Dragon était une excellente réflexion sur la construction des femmes dans un monde d’hommes violents, avec des personnages féminins d’une grande profondeur. La deuxième poursuit ce travail impressionnant, qui témoigne aussi d’un changement d’époque par rapport à Game of Thrones, puisque la série évite bien des écueils en matière d’hypersexualisation des corps et de représentation du sexe à l’écran.

Mais elle est aussi une étude fine de la quête du pouvoir, des renoncements moraux que celle-ci implique et de l’impuissance de la stratégie pure face aux passions triviales des êtres, entre colère et désir de validation. Sans renoncer à l’ADN de la fiction originelle (avec ses morts tragiques soudaines et ses batailles sanglantes), House of The Dragon confirme que le monde fantasy imaginé par George R.R. Martin abrite une passionnante dissection de la politique.

Pour voir la série, cliquez ici.

Image : © Ollie Upton/HBO

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