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Notre guide des films à ne pas manquer cette semaine

  • Cannelle Anglade
  • 2022-04-25

En salles dès le 27 avril : un film manifeste dans les régions reculées du Kosovo, un mélo somalien sur un couple ébranlé par la maladie, un docu-fiction sur la jeunesse battante de Houston, et bien d'autres surprises.

LES COUPS DE CŒUR DE LA RÉDAC’

Pour railler le patriarcat→ Babysitter de Monia Chokri

Après avoir volé un baiser à une journaliste après un match arrosé, un jeune papa beauf (Patrick Hivon) est suspendu de son travail. L’onde de choc médiatique le pousse à remettre en question sa misogynie, tandis que sa compagne (Monia Chokri) traverse un post-partum. Une babysitter (Nadia Tereszkiewicz) va leur jeter un charme étrange… Devant et derrière la caméra, Monia Chokri signe un conte ultramoderne et insolent qui renverse les clichés et les regards.

Monia Chokri : « On a un vrai pouvoir de changement de l’intime »

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Pour déjouer la fatalité → La Femme du fossoyeur de Khadar Ahmed

« La Femme du fossoyeur » de Khadar Ahmed : un mélo social percutant

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Pour son premier long métrage, le jeune Finno-Somalien Khadar Ayderus Ahmed réalise un beau et délicat mélo social sur un couple et son enfant menacés par la maladie et la misère. De cette mise en situation macabre, le cinéaste tire un film paradoxalement enveloppant, présenté à la Semaine de la critique à Cannes l’an dernier.

Pour s’insurger à en perdre haleine → La Colline où rugissent les lionnes de Luàna Bajrami

Âgée d’à peine 20 ans, l’actrice française née au Kosovo Luàna Bajrami, révélée par L’Heure de la sortie et Portrait de la jeune fille en feu, passe derrière la caméra avec un flamboyant récit d’émancipation féminine, présenté à la Quinzaine des réalisateurs lors du dernier Festival de Cannes. Luàna Bajrami invente trois amazones à son pays d’origine, éclairant d’une lumière quasi mystique les problématiques de sexisme et de misère sociale qui l’agitent.

« La Colline où rugissent les lionnes » de Luàna Bajrami : premier film farouche d’une jeune prodige

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Pour transformer sa colère en art → Ghost Song de Nicolas Peduzzi

En s’intéressant à deux jeunes âmes esseulées de Houston, un gosse de riches blanc rejeté par sa famille et une rappeuse afro-américaine ancienne cheffe de gang, le cinéaste français Nicolas Peduzzi gratte les plaies d’un pays – les États-Unis – qui ne sait plus aimer ses enfants. À la lisière entre le documentaire et la fiction, ce film, qui fait la part belle à la musique, oscille entre la rage et l’abandon.

« Ghost Song » de Nicolas Peduzzi : le tonnerre gronde

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Nicolas Peduzzi : « Le rapport à l’addiction m’intéresse beaucoup, notamment chez les artistes »

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EN SALLES ÉGALEMENT

Hit the Road de Panah Panahi

En Iran, une famille haute en couleur sillonne les routes. Ce road trip au milieu de vastes étendues sauvages évoque ceux d’Abbas Kiarostami.

Ma famille afghane de Michaela Pavlatova

Ce film d’animation nuancé conte l’histoire vraie d’une Tchèque qui, après avoir émigré à Kaboul pour épouser l’homme qu’elle aime, doit s’adapter aux traditions locales.

Sentinelle sud de Mathieu Gerault

Survivant d’une mission dangereuse, le soldat Lafayette (Niels Schneider, sombre) veille sur ses amis revenus du combat, tentés par un trafic d’opium.

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