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Les trois événements à ne pas manquer

  • Anne Lou Vicente et Julien Bécourt
  • 2019-12-06

FUTUR, ANCIEN, FUGITIF

À  chaque décade son exposition collective valorisant de jeunes artistes aux idées larges. C’est au tour de la génération abreuvée à Instagram et à l’activisme alternatif d’investir les vastes espaces en béton du Palais de Tokyo. Danger, explosif ! Délégué à quatre jeunes commissaires – Claire Moulène, Adélaïde Blanc, Daria de Beauvais et Franck Balland –, l’événement prend le pouls de la scène contemporaine, dans ses tendances les plus iconoclastes. Les artistes conviés s’en sont donné à cœur joie, de l’installation in situ (Mali Arun, Fabienne Audéoud, Renaud Jerez, Adrien Vescovi) à la peinture figurative (Corentin Grossmann, Vidya Gastaldon), en passant par les héritiers du fanzinat (Jonas Delaborde & Hendrik Hegray, Antoine Marquis, Julien Carreyn) ou une histoire illustrée du vandalisme (Nayel Zeaiter). Tous ont pour point commun de dépasser les frontières du bon et du mauvais goût, dans une imbrication de formes « mineures » et de matériaux précaires, selon un processus de dévoration-régurgitation des rebuts  du capitalisme. Zappant joyeusement d’une période à l’autre, l’exposition met aussi en lumière des figures méconnues de l’art. On (re)découvre  ainsi les « cellules » bariolées de Nathalie Du Pasquier, pilier du groupe  de design Memphis dans les années 1980, les compressions en  plastique d’Anita Molinero, le mobilier ornementé de Jean Claus ou les  toiles phosphorescentes de Nina Childress. Il y a là matière à remuer  les méninges autant que les rétines.

« Futur, ancien, fugitif. Une scène française », jusqu’au 5 janvier au Palais de Tokyo

CRUELS OBJETS DU DÉSIR. GIACOMETTI / SADE

Au début des années 1930, Alberto Giacometti rejoint le mouvement surréaliste, nourri et influencé par les écrits du marquis de Sade. Chez l’artiste suisse, la représentation d’un érotisme chargé de cruauté s’affirme alors, et s’incarne notamment à travers une série d’objets dont les béances et les pics acérés évoquent les sexes féminin et masculin, participant pleinement à la puissance onirique, psychique et fantas(ma)tique du Surréalisme.

du 21 novembre au 9 février à la Fondation Giacometti

FLORENTINE ET ALEXANDRE LAMARCHE-OVIZE

Si, au cœur de l’hiver, vous tournez en rond et broyez du noir, courez voir l’exposition « Élisée, une biographie » pour un tour du monde haut en couleur inspiré par la vie et l’œuvre d’Élisée Reclus. À la fin du xixe siècle, ce géographe a étudié passionnément la nature, point de jonction entre l’humain, l’animal, le végétal. À notre tour, nous observons les dessins du duo d’artistes qui foisonnent de détails et apparaissent sans détour comme une invitation au voyage de l’imagination.

« Élisée, une biographie », jusqu’au 9 janvier au Drawing Lab

Image : Installation de Renaud Jerez – Copyright Aurelien Mole – Courtesy Renaud Jerez et Galerie Crevecoeur Paris

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