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« Black Panther : Wakanda Forever » : un hommage épique aux disparus

  • Damien Leblanc
  • 2022-11-08

Très attendu, suite au succès du premier film, mais aussi poussé au défi scénaristique après le décès en 2020 de l’acteur Chadwick Boseman, « Black Panther : Wakanda Forever » s’impose comme un film spectaculaire jouant sur plusieurs tableaux.

Sorti début 2018, Black Panther avait connu un succès retentissant au box-office mondial et reçu une reconnaissance artistique inattendue en devenant le premier film Marvel à remporter des Oscars (récompensé pour ses décors, ses costumes et sa musique, il avait même été nommé dans la catégorie Meilleur film). En mêlant épopée de super-héros et métaphores politiques sur l’histoire afro-américaine, le blockbuster réalisé par Ryan Coogler avait donné ses lettres de noblesse cinématographiques au personnage de T’Challa/Black Panther, créé par Stan Lee et Jack Kirby et apparu dès 1966 dans l’univers des comic books.

Roi du Wakanda, nation africaine très avancée technologiquement qui souhaita longtemps cacher sa puissance au reste du monde, T’Challa entérinait à la fin du premier film son autorité sur le pays. Mais l’excellent interprète du rôle-titre, Chadwick Boseman, est décédé à l’été 2020 des suites d’une longue maladie et cette suite se retrouve orpheline du personnage.

Chadwick Boseman (à gauche) dans Black Panther.

Black Panther : Wakanda Forever fait ainsi le choix d’intégrer cette disparition au récit : les premières minutes montrent les funérailles du roi T’Challa avec, aux premières loges, sa mère Ramonda (Angela Bassett), nouvelle reine du Wakanda, et Shuri (Letitia Wright), sœur du défunt. Ces imposantes séquences de cérémonie installent d’emblée le deuil et la succession comme thématiques centrales. On aperçoit ensuite le nouvel équilibre mondial et les nombreuses convoitises auxquelles le Wakanda doit faire face après le décès de T’Challa. Déterminées à protéger leur nation face aux hostilités extérieures, Ramonda et Shuri vont être contactées par Namor, souverain du royaume sous-marin Talokan, qui les alerte d’une grave menace planétaire et leur adresse un ultimatum.

En explorant les engrenages qui mènent à la guerre et en soulignant combien les ressources d’énergie sont à la base de tragiques conflits, le film – toujours réalisé par Ryan Coogler - affiche alors une tension très contemporaine. Célébrant aussi la prise de pouvoir de ses héroïnes féminines (Lupita Nyong'o et Danai Gurira reprennent leurs charismatiques rôles de Nakia et d’Okoye), Black Panther : Wakanda Forevermêle habilement séquences d’action et questionnements sur la notion d’héritage spirituel.

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Plusieurs plans font apparaître le regretté Chadwick Boseman pour mieux insister sur le vide ainsi laissé et sur la difficulté à prendre les bonnes décisions en période de crise. Le film ne clôt évidemment pas toutes ses intrigues (grande caractéristique du Marvel Cinematic Universe) et appelle plusieurs suites. On notera également que l'atmosphère de ce blockbuster rempli de batailles sous-marines et de sous-textes écologiques évoque souvent le cinéma de James Cameron. Comme si Avatar 2 : la voie de l’eau (qui sortira au cinéma le 14 décembre) habitait déjà toutes les têtes hollywoodiennes.

: Black Panther : Wakanda Forever de Ryan Coogler (The Walt Disney Compagny France, 2h42), sortie le 9 novembre

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