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3 questions à Brad Bird, réalisateur des Indestructibles 2

  • Trois Couleurs
  • 2018-07-04

La suite des Indestructibles, 14 ans après la sortie du premier volet,  sort ce mercredi sur les écrans français. Omniprésence de la com’, réflexion sur les rôles genrés… Notre super-famille préférée revient dans un mood on ne peut plus contemporain. 3 questions à Brad Bird (Le Géant de fer, Ratatouille, Mission Impossible : Protocole Fantôme…) sur le film.

Les Indestructibles 2 sort alors que les histoires de super-héros se multiplient. Comment avez-vous appréhendé le scénario au milieu de ce vaste panorama ?
Dans le cas des Indestructibles, ce qui m’intéresse c’est le fait d’utiliser les codes du genre du film de super-héros pour aller chercher une dynamique familiale, à différentes périodes de la vie. Ce qui est stimulant, c’est de faire « plus » qu’un film de super-héros. C’est un genre précieux, car tu peux l’utiliser pour explorer d’autres thèmes.

Dans le film, les super-héros ont une image publique absolument désastreuse. Aujourd’hui, eux aussi ont besoin d’un bon attaché de com’ ?
Je pense que oui ! Tout le monde en a besoin, même nous (il désigne en riant un de ses collègues assis. Il s’agit d’un des attachés de presse du film, ndlr.) ! En revanche, si le personnage du communicant est exagéré, il ne faut pas y voir une critique du milieu. Je crois que tout le monde a besoin de soigner son image, cela répond à un besoin exprimé par les gens. Le personnage a une manière étrange de s’exprimer, un bureau moderne avec des œuvres d’art accrochées au mur, mais le but qu’il poursuit est plutôt noble, en cela il demeure attachant.

Vous avez déclaré qu’il ne fallait pas s’attendre à voir de suite pour Ratatouille, pas plus pour Le Géant de fer. Pourquoi en avoir fait une pour Les Indestructibles ?
Ces autres films ne me semblent tout simplement pas avoir besoin de suites. Pour Les Indestructibles, j’ai réfléchi à ces personnages et aux situations qu’ils pourraient vivre avant même de commencer le premier film. C’était très riche : il y a des ados, une vie de couple, un bébé, plein de personnages secondaires… C’est tentant de faire évoluer tout ça. C’est aussi très lié au genre du film de super-héros : chaque film représente une nouvelle aventure… Enfin, les Indestructibles, ce sont mes bébés, c’est moi qui les ai inventés, là où Le Géant de fer était une adaptation d’une nouvelle de Ted Hugues et où les personnages de Ratatouille ont été imaginés par quelqu’un d’autre (le réalisateur et scénariste Jan Pinkava, ndlr.) Propos recueillis par Guillaume Laguinier.

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