Halloween : nos 7 films de fantômes préférés

Qu’ils hantent des châteaux délabrés, les plages de Dakar ou tout simplement nos souvenirs, les revenants de sept films se sont imposés comme les plus poignants, les plus terrifiants et les plus inoubliables du répertoire horrifique. Pour Halloween, retour sur sept histoires d’épouvante qui vous feront voyager des Etats-Unis au Japon, en passant par l’Angleterre du XIXème siècle.


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The Innocents

Les Innocents de Jack Clayton (1961)

Bien avant que Mike Flanagan n’en tire la série The Haunting of Bly Manor, le célèbre roman de Henry James intitulé Le Tour d’écrou a d’abord donné naissance à un film coécrit par Truman Capote et rebaptisé Les Innocents. Portée par l’excellente Deborah Kerr, cette adaptation retrace l’arrivée d’une gouvernante dans un immense manoir pour s’y  occuper de deux charmants orphelins. Très vite néanmoins, elle réalise que les enfants cachent quelque chose, et qu’ils ne sont peut-être pas les seuls habitants de leur grande demeure… Preuve que l’on n’a pas besoin d’effets spéciaux (ni de couleurs) pour faire peur, Les Innocents dialogue avec habilement avec le cinéma gothique et la psychanalyse, et continue de nous hanter bien des années après sa sortie.

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The Grudge

The Grudge (呪怨) de Takashi Shimizu (2002)

Impossible de parler de films de fantômes sans mentionner le cinéma japonais, qui, de Hausu à The Ring, nous a donné de quoi faire des cauchemars à vie. A choisir parmi toutes ses productions terrifiantes, on vous conseille The Grudge, l’implacable film de Takashi Shimizu  sur une maison hantée pas comme les autres. Troisième adaptation de la même histoire (le réalisateur, motivé par son sujet, avait déjà réalisé deux épisodes sortis directement en DVD), The Grudge a ensuite fait l’objet d’un remake américain -toujours dirigé par Shimizu –  avec Sarah Michelle Gellar. Mais ce dernier n’égale en rien l’original, dont les trouvailles visuelles sont aussi malines que glaçantes. 

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Les Autres

Les Autres d’Alejandro Amenábar (2001)

Landes brumeuses, meubles drapés de blancs, clairs-obscurs menaçants… Formidable tour de force en matière d’ambiance et de suspense, Les Autres fait honneur aux grands manoirs anglais hantés de la plus belle des façons, et ce, bien qu’il ait été tourné en Espagne (le pays d’origine son réalisateur). Hommage réussi aux histoires de fantômes les plus populaires de notre folklore, le film tire sa puissance de la performance inoubliable qu’y livre Nicole Kidman, dont les cheveux blonds soigneusement permanentés et l’effroi nerveux évoquent les meilleures héroïnes hitchcockiennes. A voir, à revoir et à re-revoir jusqu’à s’en faire des nœuds au cerveau.

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The Eternal Daughter

The Eternal Daughter de Joanna Hogg (2022)

Quoi de mieux que Tilda Swinton tenant le premier rôle dans un film de fantômes ? Tilda Swinton tenant les deux premiers rôles, bien sûr ! Dans ce film de Joanna Hogg, injustement passé inaperçu lors de sa discrète sortie au cinéma en France, l’actrice américaine polymorphe renoue avec le genre fantastique et interprète à la fois la fille et la mère de cette histoire d’épouvante plus envoûtante qu’effrayante. Au programme : un ancien hôtel luxueux, une cinéaste en panne d’inspiration, des souvenirs familiaux déplaisants et, surtout, des images léchées qui témoignent de l’amour que la cinéaste porte à l’imaginaire gothique – et à quel point il est encore possible de nous faire vibrer devant une grande maison dans le brouillard.

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A Ghost Story

A Ghost Story de David Lowery (2017)

Qui a dit que les films de fantômes devaient forcément faire peur ? Certainement pas David Lowery, le réalisateur américain à qui l’on doit ce superbe film où la hantise nous parle surtout de deuil et d’amour déçu. Porté par Rooney Mara et un Casey Affleck difficilement reconnaissable sous son grand drap blanc, A Ghost Story raconte l’errance d’un homme dans la maison qu’il a aimée après qu’un accident lui a ôté la vie. C’est d’une poésie et d’une ingéniosité folles, les images sont superbes, et bien que les frissons ne soient pas au rendez-vous, on vous promet que vous n’en ressortirez pas indemne. 

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Atlantique

Atlantique de Mati Diop (2019)

Les fantômes ne hantent pas que les grandes maisons victoriennes ou le folklore européen, et la réalisatrice Mati Diop nous l’a rappelé il y’a quelques années en faisant du genre fantastique le somptueux réceptacle d’une réflexion autour de la migration subsaharienne. A travers l’histoire d’amour compliquée entre Ada et Souleiman, deux jeunes sénégalais que la perspective d’un départ pour l’Europe et d’un mariage arrangé menace de séparer, la réalisatrice interroge le vide laissé par les émigrés dans leur société d’origine, ainsi que le destin des femmes qu’ils abandonnent derrière eux. Un premier film stupéfiant et hypnotique, qui fait beaucoup avec peu et s’impose comme l’un des projets les plus marquants du cinéma français contemporain.

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Sixième sens

Sixième Sens de M. Night Shyamalan (1999)

Si Sixième Sens est de tous les tops, ce n’est pas pour rien. Premier grand succès de M. Night Shyamalan, l’un des réalisateurs horrifiques les plus intéressants (et les plus prolifiques) de notre époque, le film emprunte autant au thriller qu’au genre de l’épouvante, et mise sur une ambiance feutrée, tout en retenue sophistiquée, où les jumpscares n’en sont que plus efficaces. C’est aussi le théâtre de deux performances cultes : d’abord, celle de Bruce Willis dans le rôle d’un psychiatre pour enfants, mais surtout celle de Haley Joel Osment dans celui d’un petit garçon convaincu de voir des fantômes. Point de gothique à l’écran, seulement le Philadelphie huppé des années 90, l’insoutenable irrémédiabilité de la mort et le bruit du silence. C’est déjà pas mal.

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