
« Dans Kicking and Screaming de Noah Baumbach, le personnage principal est nostalgique. Je suis un peu comme ça. » Tess Barthélemy s’amuse de ce tempérament, mais elle l’admet : elle a souvent le cafard – « aux États-Unis, il n’y a pas de mot pour le traduire ! » C’est à 8 ans qu’elle s’envole avec sa mère, Judith Godrèche, et son demi-frère, Noé Boon, pour Los Angeles. Là-bas, elle étudie la danse « façon Fame » avec école le matin, danse l’après-midi, et rêve d’en faire son métier. Mais l’évidence la saisit sur scène : « Je me suis rendu compte que ce que je préférais, c’était quand il fallait incarner quelqu’un. »
À son retour à Paris, à 17 ans, sa vision prend corps avec des rôles dans la série Icon of French Cinema (2023)et le court métrage Moi aussi (2024) réalisés par sa mère.

Depuis, Tess a tourné dans un téléfilm d’Hélène Fillières (Un père idéal, 2024), un court de Natacha Régnier (Jean qui sème, dans le cadre des Talents Adami pour Cannes 2026) et à nouveau avec sa mère pour son prochain film, Mémoire de fille – expérience forte, rôle qui reste. Hors plateau, l’actrice soigne son intranquillité par une boulimie de lecture : « C’est comme ça que je remplis les moments de flottement quand je n’ai pas trop de castings. J’ai l’impression de continuer à vivre des choses en lisant. »