
Ses premiers souvenirs de tournage se mêlent à ceux de l’enfance – en 2013 puis en 2015, il donnait la réplique à Virginie Efira dans 20 Ans d’écart de David Moreau, puis dans Une famille à louer de Jean-Pierre Améris. Mais, spectateur, le film qui lui a donné envie de devenir acteur, c’est Le Sens de la fête d’Éric Toledano et Olivier Nakache, d’abord pour Jean-Pierre Bacri, mais aussi pour le côté choral. « J’ai découvert qu’on pouvait faire de chaque protagoniste un personnage principal. »
Cet attrait collectif, on le retrouve dans Young Millionaires. « J’aime que les personnalités y soient poussées à l’extrême. » Passé par le conservatoire du Ve arrondissement de Paris, l’acteur franco-bissaoguinéen, qui a grandi à Montreuil et cite le cinéma de Guillaume Brac comme référence, a aussi croisé Mikhaël Hers pour un petit rôle dans Les Passagers de la nuit (2022). « Ses tournages sont très immersifs, j’adorerais retravailler avec lui. »

À l’avenir, Calixte Broisin-Doutaz a envie de ne pas se fixer d’objectif, de se laisser porter par des projets sincères, comme le court Precious Fantasy de Nino Bouhnik (sélectionné au festival de Clermont-Ferrand), un film d’enfance et de drag. Il aimerait aussi réaliser des films, en France ou en Guinée-Bissau, qui évoqueraient le métissage.
