Alexis Rosenstiehl : « Mes rôles sont tellement différents que j’ai dû faire un reboot pour chacun. »

[Nos 25 de moins de 25, édition 2026] L’acteur passionné – que l’on verra dans « Quasimodo » de Jean-François Richet et dans « Juste une illusion » d’Éric Toledano et Olivier Nakache – rêve d’entrer à la Comédie-Française.


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Photographie : Julien Liénard pour TROISCOULEURS

« Je suis en plein défrichage. Pour la création d’un spectacle, j’écris des scènes à partir du roman La Ballade de l’impossible de Haruki Murakami. C’est un super livre qui parle de la jeunesse, de la découverte de la sexualité, de l’amour, de la perte. »

Après être passé par deux conservatoires municipaux, le Parisien potasse ses textes au TTE (Thélème Théâtre École) et trouve aussi le temps d’apprendre la guitare. Sa vocation d’acteur est née le jour où sa grand-mère l’a emmené, petit, voir Cyrano de Bergerac à la Comédie-­Française – une institution qui reste, pour lui, « le rêve d’une vie ». En dix mois, cet hyperactif a tourné dans trois films. « Les rôles sont tellement différents que j’ai dû faire un reboot pour chacun. »

Il sera le fils de Karim Leklou dans Quasimodo, un grand frère fan de new-wave dans Juste une illusion (« The Cure, Joy Division, ce sont des groupes que j’écoute »), et « quelqu’un qui, en pensant protéger sa famille, fait pas mal de conneries » dans Ceux qui comptent de Jean-Baptiste Leonetti, avec Sandrine Kiberlain. Quand on lui demande quel personnage de théâtre ou de cinéma a le plus résonné en lui, il répond : « Perdican, dans la pièce On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset. C’est un jeune homme qui a soif d’amour et de vie. »