
« Je suis bien entourée. J’ai mes proches, mon quotidien, mes chevaux. Ça aide », répond Maïwène Barthèlemy quand on l’interroge sur son changement de vie soudain. Depuis qu’elle a reçu, l’an passé, le César de la meilleure révélation féminine pour son rôle de Marie-Lise – personnage « un peu en colère, comme je peux l’être » – dans Vingt Dieux de Louise Courvoisier, la jeune femme de 24 ans n’a pas cessé de tourner.
Si on la retrouve prochainement dans Mémoire de fille de Judith Godrèche (adaptation du roman d’Annie Ernaux) et dans Sans cesse mon chéri d’Anaïs Volpé, elle n’a pas laissé pour autant son métier d’agricultrice. Maïwène parle de sa passion pour les animaux comme « d’une évidence qui ne peut s’expliquer ». Le cinéma, elle ne l’avait jamais envisagé autrement que comme un loisir, avec un goût prononcé pour Cheval de guerre de Steven Spielberg, la saga Twilight et les making of.

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Maintenant qu’elle en fait, la jeune actrice se délecte des « clichés vrais » de la série Dix pour cent. Pour celle qui a grandi dans un univers masculin et a dû négocier avec une image de « garçon manqué » qui l’a parfois froissée, faire du cinéma lui a donné l’occasion d’explorer ce truc un peu « dur et renfermé » en elle, dit-elle, tout en la rendant curieuse (trait qui semble bien la définir) à l’idée de connaître d’autres horizons. C’est tout ce qu’on lui souhaite.
