
« Je suis un extraverti qui se voudrait introverti. C’est comme si j’avais trop d’extra et pas assez d’intro », lâche Orlando Vauthier. Il est né et a grandi à Bruxelles, dans une maison où l’on parle espagnol (sa mère), français (son père), et où l’on regarde beaucoup de films : « J’adore le cinéma belge, les films sociaux, sans artifices, qui montrent la galère des gens. »
Enfant, le théâtre lui apparaît comme une aubaine alors qu’il pense être seulement bon à « attirer l’attention ». À 12 ans, après une rencontre décisive avec Kadija Leclere, directrice de casting, il commence à voir les premiers petits rôles affluer. Plus tard, l’argent gagné lui permettra d’étudier pendant un an à la London Academy of Music and Dramatic Art.
Le retour en Belgique est moins radieux. Orlando découvre la précarité de son métier avant une succession d’heureuses nouvelles : il décroche un rôle dans la série Neuf Mecs d’Emma de Caunes, un autre chez Cédric Kahn (Making Of), et un en tête d’affiche dans Drone Games d’Olivier Abbou. Dans Coward, dans lequel il a obtenu un rôle après avoir repéré un casting sur Instagram, l’acteur, qui vient par ailleurs de se lancer dans la réalisation d’un court métrage (« sur une relation père-fille entachée par l’alcoolisme »), incarnera un meneur de revue ayant la charge de « mettre un sourire sur le visage d’un soldat traumatisé » par la Première Guerre mondiale. Un rôle intense, physique, qui semble parfaitement en accord avec son tempérament extra.

