Un crash peut en cacher un autre. Dans Flight, Robert Zemeckis suit Whip Whitaker (Denzel Washington), pilote controversé qui parvient à faire atterrir son avion après un accident en plein ciel. Dans Seul au monde (2000), du même réalisateur, Chuck Noland (Tom Hanks) a moins de chance et se retrouve coincé sur une île déserte après une catastrophe aérienne. Une vie de solitude avec pour seul compagnon Wilson, un ballon de volley sur lequel Chuck a peint un visage de son sang. Quatre ans plus tard, il fuit le maudit îlot sur un radeau de fortune. Chuck dort quand Wilson tombe à l’eau…


(Réveillé par les vagues, Chuck découvre que Wilson a disparu. Il se relève, déconcerté, puis panique.)
Chuck : Où est Wilson ? Où est Wilson ? Wilson, où es-tu ?
(Affolé, il se met à hurler.)
Chuck : Wilson ! Wilson !
(Il aperçoit Wilson au loin et saute à l’eau pour aller le récupérer. Il pense néanmoins à empoigner une corde rattachée au radeau.)
Chuck : Wilson ! J’arrive, Wilson !
(Le radeau est trop lourd à traîner pour Chuck, qui est à bout de forces. Il ne parvient pas à rattraper Wilson, emporté par le courant.)
Chuck : Wilson ! Wilson !
(Trop faible, il lâche la corde et manque de se noyer.)
Chuck : Wilson ! Wilson ! Wilson !
(Il n’a plus le choix. Il réunit ses dernières forces et récupère la corde sous l’eau. Dévasté, il se résout à abandonner Wilson pour ne pas perdre son radeau.)
Chuck : Wilson ! Wilson ! Je suis désolé ! Je suis désolé, Wilson ! Wilson, je suis désolé ! Je suis désolé ! Wilson ! Je ne peux pas. Wilson. Wilson.
(Allongé sur le radeau, Chuck pleure Wilson.)
Chuck : Je suis désolé, Wilson.