La nature les a gâtés en leur offrant une plastique de rêve. Mais il y a une justice : leur quotient intellectuel est excessivement bas. La rédac a sélectionné pour vous ses éphèbes dégénérés préférés du cinéma.


Jesse Montgomery (Ashton Kutcher) dans Eh mec, elle est où ma caisse (2000)


Sous les traits fins d’Ashton Kutcher, voilà un personnage de branleur typique du stoner movie, ce genre de films qui prône la glande et la fumette. Après une bringue d’enfer, Jesse et son pote Chester se réveillent sans aucun souvenir de la soirée. Leur voiture, où étaient entreposés les cadeaux de leurs copines, a disparu. Dans leur quête commune pour la retrouver, Jesse se distinguera particulièrement en confondant les guilis qu’on ressent quand on tombe amoureux avec une envie pressante de défécation.

Barnaby Fulton (Cary Grant) dans Chérie, je me sens rajeunir (1952)

annex-monroe-marilyn-monkey-business_nrfpt_02

Cary Grant incarne un chimiste de renom en quête de jeunesse éternelle. Dans son labo, lui et son boss (qui aimerait séduire sa jeune secrétaire incarnée par Marylin Monroe) se plient à diverses expériences dans l’espoir d’inventer un élixir de jouvence, qu’ils testent sur des chimpanzés. Mais la mixture est malencontreusement ingurgitée par Fulton : le beau brun est sujet à un rajeunissement psychique, pas physique ! Cary Grant se transforme en grand gamin enfermé dans un corps d’homme mûr. Sans se soucier des conventions sociales, le chimiste se comporte en dadais puéril qui fait du roller ou joue aux Peaux rouges avec les gamins du quartier. Cary se débarrasse de son élégance légendaire pour alors devenir un impossible monsieur bébé

L'ange Pygar (John Philip Law) dans Barbarella (1968)

L’ange Pygar est aveugle et il est le protecteur de la sublime Jane Fonda dans le Barbarella de Roger Vadim, adaptation de la BD SF de Jean-Claude Forest. Un beau nanar futuriste et psyché dégoulinant d’érotisme kitsch, dans lequel le blondinet au corps d’Apollon et au visage émacié se révèle plus débile profond que valeureux guerrier, avec son innocence de guimauve et son air aussi expressif qu’un caillou volcanique. Quelques « déficiences » qui ne l’empêcheront tout de même pas de passer une nuit dans les bras de la belle Jane…

Stifler (Seann William Scott) dans American Pie (1999)

2413_d029_00301r

Il se fait appeler « Stiffmeister », et c’est le sportif que tout le monde déteste parce qu’il est populaire mais totalement imbécile. Homophobe et sexiste patenté, il n’hésite pas à humilier tous ses camarades encore puceaux, en mettant par exemple du laxatif dans le café de son rival Finch, qu’il aime surnommer Pause-caca. Dans les troisième et quatrième films de la série, alors adulte, il incarne à lui tout seul la tendance crépusculaire du teen movie parce que, nostalgique de son adolescence, il perpétue une crétinerie réjouissante au milieu de ses acolytes, tous futurs papas ou hommes mariés.

Ulysses McGill (George Clooney) dans O Brother (2000) et Chad Feldheimer (Brad Pitt) dans Burn After Reading (2008)

Dans la joyeuse galerie de personnages hors cadre, marginaux ou carrément débiles imaginés par les frères Coen, deux personnages allient parfaitement beauté et bêtise : Ulysses McGill (George Clooney) dans O Brother et Chad Feldheimer (Brad Pitt) dans Burn After Reading. Dans le premier, le beau George est un prisonnier balourd qui, enchaîné littéralement à deux compagnons de route, cherche à retrouver sa femme. Sous ses airs de séducteur malin, le pauvre Ulysse est bien moins rusé que le héros d’Homère auquel le film fait référence. Dans le deuxième, pastiche du film d’espion, le bellâtre Brad joue un coach de sport brushingué et surexcité, qui s’immisce malencontreusement dans les dossiers secrets de la CIA. Une imprudence qui s’avèrera fatale…

Thor (Chris Zylka) dans Kaboom (2010) de Gregg Araki

19446346

Avec sa carrure mastoc et son visage d’ange, Thor est un gros demeuré qui croit qu’en faisant des étirements avec son bassin deux fois par jour il pourra bientôt se faire une auto-fellation. Fan de jeux vidéos bourrins, n’ayant jamais vu une lesbienne au cours de sa vie, se grattant les balls à tire-larigot, on ne peut pas dire qu’il partage énormément avec Smith, étudiant en cinéma qui partage sa chambre sur le campus. Et pourtant, celui-ci ne peut s’empêcher de fantasmer sur lui. Il se demande même s’il ne serait pas gay car il se fait des peelings avec un appareil dermo-abrasif et possède une collection de tongs de toutes les couleurs. La meilleure amie de Smith, Stella, lui répond qu’il n’y a rien de plus gay « à part se mettre une queue dans la bouche avec Lady Gaga qui passe en fond sonore. »