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[CRITIQUE] « Tommaso » : le vertigineux exercice de dédoublement d’Abel Ferrara

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Ex-toxico, Tommaso (Willem Dafoe), un artiste américain en panne d’inspiration, tente de se reconstruire avec son épouse (Cristina Chiriac) et sa petite fille à Rome. Entre des séances de méditation, ses rendez-vous hebdomadaires aux Alcooliques anonymes, les cours d’italien qu’il prend et ceux de théâtre qu’il donne, sa nouvelle vie est réglée comme du papier à musique. Mais, petit à petit, cet ordre bien orchestré vole en éclats… Deux ans après son très mineur Alive in France, le cinéaste américain Abel Ferrara nous revient avec un vertigineux et troublant exercice de dédoublement – beaucoup d’éléments du film, dont son propre passé d’alcoolique, sont autobiographiques – servi par le jeu tout en nervosité d’un Willem Dafoe décidément très bon dans les rôles d’écorchés. C’est que la première partie du film, d’une surprenante sobriété, distille par toutes petites touches les ingrédients d’une déflagration prochaine, dans une capitale italienne à la beauté figée d’une œuvre de la Renaissance, loin des tumultes de New York que le réalisateur a tant capturé. À travers ce jeu de miroirs brisés, c’est comme si Ferrara revigorait son propre cinéma. 

Tommaso d’Abel Ferrara, Les Bookmakers / Capricci Films (1 h 55), sortie le 8 janvier

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