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Claude Chabrol, Christophe Honoré, Tex Avery : ils sont dans le nouvel épisode de mk2 Curiosity

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Cette semaine, on découvre un jeu de faux-semblants par Claude Chabrol, mené par un excellent Philippe Noiret. Christophe Honoré nous parle de Plaire, aimer et courir vite, et on se détend devant les irrésistibles Merrie Melodies de Tex Avery.

Masques de Claude Chabrol (1987, 100 minutes)

Le réalisateur de La Cérémonie et Merci pour le chocolat n’avait pas son pareil pour distiller des ambiances à la fois anxiogènes et drolatiques dans des huis clos dézinguant la bourgeoisie. Dans Masques, Philippe Noiret joue le présentateur-vedette d’une émission de variété. Face à lui, Robin Renucci campe un journaliste discret prétendant vouloir écrire sa biographie, mais qui mène en réalité l’enquête sur la disparition de sa propre sœur, liée d’amitié avec la filleule du présentateur. Invité dans la demeure de celui-ci à la campagne, le journaliste plonge dans une bourgeoisie codifiée jusqu’à la bouffonnerie et se rend compte que la filleule en question (Anne Brochet) est atteinte d’un mal étrange.

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Noiret jubile en présentateur d’une émission de variété à mi-chemin entre La chance aux chansons et L’école des fans, grand cabotin qui manipule autant le public que son entourage proche. Il avait tout capté de ces personnalités qui semblent penser que le charisme et le storytelling permanent peuvent les amener là où ils veulent. Renucci, avec sa force tranquille et son éternel air juvénile, offre un contrepoint idéal à cette figure paternaliste. Les apparitions sporadiques de Bernadette Lafont en truculente masseuse du présentateur achèvent de donner relief et complexité à ce polar ciselé et malicieux, dans lequel tout le monde semble savoir que chacun ment et s’en accommoder.

—>>> À LIRE AUSSI : DÉCRYPTAGE — L’art des faux-semblants chez Claude Chabrol

Oxhide de Jia Yin Liu (2004, 110 minutes)

En 2004, une étudiante chinoise de 23 ans livrait ce brillant docu-fiction sur sa propre famille. Vingt-trois plans-séquences tournés par ses soins dans un appartement pékinois de cinquante mètres carrés, qui exposent avec une étonnante maturité les problèmes de communication entre la réalisatrice et ses parents. Par un travail habile sur le cadrage et les dialogues – qui paraissent improvisés mais sont entièrement écrits -, Jia Yin Liu nous montre deux mondes et deux générations chinoises qui s’observent, s’entrechoquent mais parviennent rarement à s’entrecroiser, malgré la petite surface dans laquelle ils évoluent. Elle en a réalisé une suite, Oxhide II, en 2009, et prépare actuellement deux autres volets de sa saga familiale.

Journal à l’envers de Christophe Honoré : entretien à propos de Plaire, aimer et courir vite (2018, 40 minutes)

En 2018, on avait été soufflés par le dernier long métrage de Christophe Honoré, au point de faire notre couverture dessus et de mener un entretien croisé entre lui et son acteur Vincent Lacoste. Pour les bonus de l’édition DVD, le cinéaste breton est revenu sur le parcours du film (qui réunit aussi Pierre Deladonchamps et Denis Podalydès) au côté du journaliste et directeur de la rédaction des Inrocks, Jean-Marc Lalanne, à travers un « journal à l’envers ». Soit une discussion de 40 minutes qui débute sur la présentation du film au festival de Cannes, passe par le montage et le casting pour s’achever sur l’écriture du scénario. Une plongée inédite et presque psychanalytique dans le processus de travail de l’un des plus grands réalisateurs français actuels.

—>>> À LIRE AUSSI : [CRITIQUE] : « Chambre 212 », une comédie ludique et émouvante de Christophe Honoré

Among Those Present de Fred C. Newmeyer (1921, 39 minutes) avec Harold Lloyd

Sorti en France sous le titre La Chasse au renard, ce moyen métrage muet raconte l’histoire d’une femme organisant une chasse à cour dans l’objectif d’intégrer la haute société. Quand elle informe sa conseillère de son souhait d’inviter un Lord à cet événement, celle-ci tente de la manipuler en embauchant un jeune homme ambitieux (Harold Lloyd) pour se faire passer pour le Lord en question. Les conventions parfois absurdes du « grand monde » sont épinglées au détour de scènes comiques dans lesquelles les imposteurs sont prêts à tout pour ne pas être démasqués.

Merrie Melodies 2ème série de Tex Avery (1945)

Dans ce nouvel épisode des Merrie Melodies intitulé « Je veux être un marin », Tex Avery nous plonge dans une cage à oiseaux au sein d’une famille de canaries vivant de grandes aventures, « Un jour au zoo » dans la vie d’animaux sauvages eux-aussi derrière les barreaux, et « Le ver matinal attrape l’oiseau » dans une autre famille d’oiseaux, celle-ci confortablement installée dans un abris perché en haut d’un arbre. Dépaysement garanti !

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