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[CRITIQUE] « Monos » d’Alejandro Landes : une fable politique noire et hallucinatoire

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Quelles guerres attendent ces adolescents déguisés en soldats, stationnés sur le flanc d’une montagne, au-dessus des nuages et loin de la civilisation? À quoi servent leurs entraînements, que signifient leurs rituels, pour qui doivent-ils veiller sur cette otage américaine, et pourquoi cette vache est-elle leur bien le plus précieux ? Pour son deuxième long métrage de fiction, le Colombiano-Équatorien Alejandro Landes prend le contre-pied de sa formation documentaire et file sur la piste d’un cinéma trip, cachant une forêt de métaphores (de la quête de l’identité sexuelle à l’aliénation politique) derrière ses images hallucinatoires. Bercé par la musique de Mica Levi, le rêve se transforme en cauchemar à mesure que le groupe s’enfonce dans la jungle et que ses minces repères collectifs cèdent place aux logiques de la survie. Braconnant sur les terres de Joseph Conrad et de Werner Herzog, revisitant Sa Majesté des Mouches à la lumière d’Apocalypse Now, Monos nous laisse étourdis, comme au sortir d’une transe, avec pour seules réponses ses visions déréglées, gravées au fond de la rétine. • MICHAËL PATIN

Monos : d’Alejandro Landes, Le Pacte (1 h 42), sortie le 4 mars

Copyright Le Pacte

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