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Ce samedi 18 juillet, Paris Plages, en partenariat avec Häagen-Dazs, la Ville de Paris et mk2 (société éditrice de TROISCOULEURS), proposait la première séance de cinéma sur l’eau dans la capitale. L’occasion de revoir la comédie Le Grand Bain, et de faire l’expérience d’un cinéma collectif retrouvé, après cette période de confinement.

Le long des berges du bassin de la Villette, des promeneurs curieux s’arrêtent pour scruter l’écran installé de façon insolite dans cet espace dédié à la flânerie estivale, bordé par les cinémas mk2 Quai de Loire et Quai de Seine. Ce soir, après une longue période de confinement, le 7e art ne s’affiche pas dans une salle sombre, mais hors les murs, en plein air, et sur l’eau.

Organisé à l’occasion du lancement de la 19e édition de Paris Plages, un drive-in flottant a investi l’endroit, proposant à 150 cinéphiles au pied marin (tirés au sort parmi 70 000 participants) de se laisser bercer sur 38 bateaux électriques, tout en visionnant un feel-good movie aquatique de circonstance : Le Grand Bain de Gilles Lellouche.

Des transats pour ceux qui ont le mal de mer

Il est 20h00 lorsque le compte-à-rebours commence. Les pieds dans l’eau, la tête rivée vers le projecteur, les spectateurs improvisés en marins d’eau douce se dirigent vers la toile géante. Pour ceux qui auraient le mal de mer, des transats permettent d’assister à la séance depuis la terre ferme, un casque sur les oreilles pour une immersion sonore optimale.

Alors que les joueurs de pétanque ou les groupes d’amis venus prendre l’apéro poursuivent leurs conversations, les visages de la fine équipe de natation synchronisée du Grand Bain défilent à l’écran avec une bonne humeur contagieuse. Mathieu Amalric, Benoît Poelvoorde, Guillaume Canet, Philippe Katerine, Jean-Hugues Anglade et Balasingham Thamilchelvan incarnent un gang de losers en pleine crise de la quarantaine, qui redonnent un sens à leur vie, dans le bassin de leur piscine municipale.

Le vivre-ensemble face à l’individualisme

Chez les spectateurs, on sent que cette comédie chorale, sorte de Full Monty à la fois tendre et mélancolique, sur la force de la collectivité et du lien social, trouve un écho d’autant plus fort en cette période de déconfinement, où les moments de partage et de culture doivent se réinventer dans de nouveaux espaces publics.

« À l’époque où il est sorti, le film m’avait frappé parce qu’il mettait en valeur l’importance du vivre-ensemble face à l’individualisme. Aujourd’hui, je trouve ça important qu’une comédie comme ça soit montrée gratuitement, dans un lieu qui réunit des spectateurs de tous horizons » se réjouit Laurent, monté dans une embarcation aux côtés de son meilleur ami.

Pour d’autres, ce rendez-vous au fil de l’eau a des airs de découverte – comme pour Annabelle, agréablement surprise par le concept ludique et le message solidaire de la comédie:« C’était un choix de film parfait pour faire l’unanimité, à la fois émouvant et divertissant ».

De quoi prendre le large sans quitter Paris, et s’aérer la tête au doux son des remous de l’eau.

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