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Dans son émission À la dérive sur Nova, Aurélie Sfez part en promenade avec des artistes sur les lieux qu’ils affectionnent, ou tout simplement en laissant faire le hasard. Le cinéaste Bertrand Mandico (Les Garçons sauvages, Ultra Pulpe) lui a fait visiter son antre dédaléen avant de la mener aux puces de Saint Ouen, aux côtés de la chanteuse Barbara Carlotti et de l’écrivain Pacôme Thiellement.

Les concepts d’émission les plus simples sont parfois les meilleurs. Avec À la dérive, Aurélie Sfez parvient souvent à recueillir des confidences inattendues de la part des artistes, qui se laissent bercer par le rythme de déambulations souvent riches en surprises. Et en compagnie du réalisateur sorcier Bertrand Mandico, dont les films aussi jouissifs qu’inquiétants sont peuplés de créatures et de planètes inconnues, on était sûrs que l’errance serait salutaire.

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Aurélie Sfez commence par se perdre dans les couloirs labyrinthiques de son appartement, lieu d’inspiration idéal pour ce chantre contemporain du surréalisme. Parmi les têtes de poupées découpées, résidus du tournage du court métrage Ultra Pulpe, ses masques déroutants qui donnent lieu à une conversation sur ceux qu’on doit maintenant tous porter dans la rue, ou des os de baleine, Mandico nous fait visiter son intrigante caverne, à l’ambiance infusée par ses B.O favorites (L’Exorciste 2, La Planète sauvage…), et où il vit avec sa compagne et actrice préférée, la mystérieuse Elina Löwensohn.

Puis, aux puces de Saint-Ouen, zone de récup qui évoque ses films bricolés et chatoyants, il rejoint ses deux amis, l’auteur Pacôme Thiellement (auteur notamment d’Apocalypse Mandico, essai disponible chez Maison Dagoit) et la chanteuse Barbara Carlotti. Ils trouvent un piano sur lequel Carlotti improvise un hommage bouleversant au chanteur Christophe, ou conversent avec l’homme qui tient la librairie de l’Avenue et ses 150 000 livres entassés dans un joyeux bazar.

Ensuite, la clique se retrouve chez Pierre Desprat, compositeur de la musique des films de Mandico et de son prochain long métrage, Paradis sale, qu’on aurait aimé découvrir à Cannes cette année. Car l’émission est aussi pour le cinéaste l’occasion d’évoquer ses projets, comme cet excitant spectacle qu’il prépare pour le théâtre Nanterre-Amandiers.

Un podcast à écouter comme un ultra-rêve sur Radio Nova.

Image de couverture : Les Garçons sauvages de Bertrand Mandico (c) UFO Distribution

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