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[CRITIQUE] « Nuestras Madres » de César Díaz : un drame guatémaltèque sobre et remuant

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Aussi remuant que sobre, Nuestras madres se déroule en 2018 au Guatemala, alors que sont jugés les militaires responsables de la guerre civile (opposant les dictatures successives aux guérillas communistes) qui a ensanglanté le pays de 1960 à 1996. Le film suit Ernesto, un jeune anthropologue chargé par une O.N.G. d’identifier les nombreuses victimes anonymes du conflit. Lui-même est en quête de ses origines puisqu’il ne sait rien sur la disparition de son père, sa mère ne voulant se confier ni sur son identité ni sur les conditions de sa mort. Le témoignage d’une vieille femme le met sur une piste… Ce premier long de César Díaz, passé par La Fémis, pointe l’importance d’incarner et d’accompagner justement la mémoire des victimes. Avec retenue, la mise en scène insiste ainsi sur la délicatesse du protagoniste lorsqu’il manipule des ossements dans l’espoir d’identifier ceux qui gisent sans considération dans les fosses communes. Ou bien elle transmet sa prudence lorsqu’il s’adresse à voix basse aux femmes de ceux qui ont été assassinés, dont le regard fixe et digne est filmé dans une séquence très forte composée de gros plans silencieux mais éloquents. • QUENTIN GROSSET

: de César Díaz, Pyramide (1 h 17), sortie le 22 juin

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