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Vidéo : Blow Up rend hommage aux salles de cinéma

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En attendant de pouvoir retourner dans les salles obscures, le nouveau montage de Blow Up rend hommage à ce rituel collectif et cinéphile, et à ce moment magiques où les lumières s’éteignent.

En mai 2020, le web magazine d’Arte s’emparait de notre nouvelle réalité confinée dans une vidéo dédiée au huis clos et à l’ennui, où se répondaient les solitudes de Bill Murray, Oscar Isaac, Anna Karina, et bien d’autres héros du 7e art livrés à eux-mêmes entre quatre murs. Pour conjurer symboliquement la fermeture des salles obscures, Luc Lagier, créateur de la chaîne, imagine aujourd’hui un nouveau montage-hommage au cinéma, à ses couloirs obscurs, à ses sièges rouges, à ses émotions collectives qui nous manquent tant. Avec pour fil rouge un chef-d’oeuvre du cinéma muet : L’Aurore de Friedrich Wilhelm Murnau (1927), une histoire d’adultère crépusculaire.

Tour à tour, différents personnages se rendent dans l’obscurité pour revoir ce drame expressionniste. A commencer par Leos Carax, qui dans son vertigineux film Holy Motors (2012) jouait son propre rôle, s’introduisant lors d’une projection en pyjama. Puis c’est au tour de Robert De Niro dans Taxi Driver de Martin Scorsese (1976) et Margot Robbie dans Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino (2019) de s’extasier devant le noir et blanc terrifiant et somptueux de ce drame. Aux séquences les plus célèbres du film projetées sur la toile répondent les visages et les émotions différenciées de ces spectateurs de fiction, alter egos improvisés de nous-mêmes.

Ainsi Ryan Gosling et Emma Stone (dans La La Land de Damien Chazelle) se donnent la main devant le baiser vampirique de George O’Brien et Margaret Livingston, qui scelle leur union maudite; le Brad Pitt d’Entretien avec un vampire tremble au moment du meurtre sur la barque; la Virginie Efira de Sibyl pleure lorsque la tempête s’abat. Sans oublier le visage diaphane de Nicole Kidman dans Birth, auquel répond celui, angélique, de la femme trompée dans L’Aurore (Janet Graynor). Autant de rimes visuelles, de passerelles invisibles tissées entre les époques, les genres et les acteurs, qui nous rappellent que le cinéma est une boîte magique.

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