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Un podcast pour l’après-midi : « Certains l’aiment FIP », les musiques d’Isabella Rossellini

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Marraine du 8ème festival « Toute la mémoire du monde » qui s’est récemment déroulé à la Cinémathèque française, Isabella Rossellini a accompagné à travers sa filmographie les notes mémorables d’immenses compositeurs – d’Ennio Morricone à Alan Silvestri en passant par Angelo Badalamenti – et à même poussé la chansonnette avec les Tindersticks. C’est à cette occasion que l’émission Certains l’aiment FIP avait proposé il y a quelques semaines une plongée musicale dans l’univers musical de l’actrice-réalisatrice.

De toute évidence, Isabella Rossellini partage un lien étroit avec la musique. En 1986, l’actrice explose aux yeux du monde dans Blue Velvet de David Lynch, dans lequel cinéaste l’immortalise en chanteuse de cabaret torturée, sous l’emprise d’un Dennis Hopper colérique. Cette collaboration intense donnera naissance à l’une des séquences musicales les plus envoûtantes et inquiétantes de l’histoire du cinéma, où Dorothy Vallens entonne de sa voix sensuelle le standard de Bobby Vinton, mis en musique par Angelo Badalamenti.

Le compositeur fétiche de David Lynch accompagnera d’ailleurs Isabella Rossellini à deux autres reprises : d’abord dans Cousins (1989) de Joel Schumacher puis dans Sailor et Lula (1990) – où elle tient le rôle secondaire complètement déjanté de Perdita Durango. L’univers musical doux, mélancolique et tragique d’Angelo Badalamenti semble alors éclairer d’une autre manière les zones d’ombres des interprétations fiévreuses de l’actrice.

Si elle a également joué une sorcière dans La mort vous va si bien (1992) de Robert Zemeckis et la femme du rescapé Max Klein (Jeff Bridges) dans État second (1993) de Peter Weir, respectivement mis en musique par Alan Silvestri et Maurice Jarre, Isabella Rossellini a auparavant tenu son premier rôle principal dans Le Pré (1979), drame passionnel italien réalisé par Paolo et Vittorio Taviani dont la superbe bande sonore flûtée – et trop méconnue – est signée Ennio Morricone. La fille de Roberto Rossellini et Ingrid Bergman a également a prêté sa voix chaude et chaleureuse au morceau A Marriage Made in Heaven, extrait de l’album Curtains (197) du groupe anglais Tindersticks (pour l’anecdote, ils ont composé la musique de cinq films de Claire Denis).

À l’image des sonorités éclectiques qui ont jalonné son parcours cinématographique, on vous laisse revoir notre supercut qui nous fait naviguer à travers l’impressionnante carrière de la charismatique Blue Lady :

Image : Capture YouTube

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