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« Pearl »

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En s’attaquant à la pratique du culturisme, Elsa Amiel éclate au passage les préjugés sur le genre.

Maquillages savants, bikinis pailletés et gros muscles : pour son premier long métrage, la Française Elsa Amiel pousse la porte d’un monde fabuleux, celui du bodybuilding féminin. Dans un immense hôtel isolé en périphérie urbaine se tient une grande compétition type Mister ou Miss Univers. Léa Pearl, synthèse exceptionnelle entre les traits féminins de Vénus et les muscles virils d’Apollon, a toutes les chances de décrocher le titre cette année ; mais c’est sans compter sur son ex, qui débarque sans crier gare pour lui confier de force la garde de leur jeune fils. La beauté de ce quasi-huis clos tient autant à son interprète principale, l’intense culturiste suisse Julia Föry, qu’à la façon dont la cinéaste filme ces corps hors norme (au plus près de leur chair et de leur sueur, abolissant la distance qui nous ferait les regarder comme des phénomènes de foire) et l’hôtel labyrinthique qui abrite le concours (comme un lieu fantomatique dans lequel on croise des silhouettes de colosses qui traînent leur spleen), éclatant élégamment au passage un grand nombre de préjugés sur les genres.

Pearl, d’Elsa Amiel, Haut et Court (1h22).  Sortie le 30 janvier

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