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Le film du soir : « Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures » d’Apichatpong Weerasethakul

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D’une irréelle beauté, Oncle Boonmee, Palme d’or au Festival de Cannes en 2010, est pareil aux fantômes dont il est peuplé : hypnotique, étrange et limpide à la fois. Une oeuvre inouïe à revoir sur Mubi

Pour qui connaît le cinéma d’Apichatpong Weerasethakul, pour qui fut sensible à l’envoûtante étrangeté de Tropical Malady (qui remporta, déjà, un Prix du Jury à Cannes), l’entame hypnotique d’Oncle Boonmee ne sera pas tout à fait une surprise. Dans la jungle moite de la Thaïlande du Nord, un buffle erre puis finalement se fige, vous regarde, et bientôt c’est une autre créature qui vous fixe de ses yeux rouges.

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Dans cette jungle enivrante qui bruisse de mille vies, se loge un pays de cinéma sublime, peuplé de spectres amicaux, de prin- cesses et de poissons-chats. Contrée étrange et pourtant d’une évidence absolue, où l’oncle Boonmee, au seuil de la mort, est rejoint par les fantômes de ceux qui l’ont aimé. L’homme-singe aux yeux luminescents est-il son fils ? Le buffle serait-il Boonmee lui-même ? De l’une à l’autre de ces visions enchanteresses, une seule hypothèse, au fond, trouve une constante confirmation : la Palme d’or 2010 est une véritable splendeur.

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Le film est disponible sur la plateforme Mubi.


Image : Copyright Pyramide Distribution

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