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Emir Kusturika, David Sington, Andrew Lau et Alan Mak : ils sont dans le nouvel épisode de mk2 curiosity

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Cette semaine, on revoit un polar hongkongais digne de Wong Kar-wai, David Sington nous fait revivre la conquête spatiale dans un docu fascinant, et les musiciens d’Emir Kusturica nous parlent de la BO de Chat noir, chat blanc.

Confession of Pain d’Andrew Lau et Alan Mak

ATTENTION : Ce film est déconseillé aux moins de 12 ans 

Pour enquêter sur le meurtre de son beau-père, l’inspecteur de police Hei (Tony Leung) fait appel à Bong (Takeshi Kaneshiro), son ancien partenaire et ami devenu détective privé. Au cours de leur enquête qui prend très vite le tempo d’une chasse à l’homme, le tandem découvre que le coupable avait peut-être de bonnes raisons de commettre ce crime… Autour d’un pivot très classique (l’alliance entre un flic vendu et son loyal acolyte), Andrew Lau et Alan Mak (à qui l’on doit Internal Affairs dont Scorsese s’inspira pour Les Affranchis) tissent une habile toile narrative, qui échappe aux poncifs du genre.

Très vite informé du dénouement de l’intrigue, le spectateur, en avance sur les personnages, peut contempler cette histoire de vengeance dans toute sa complexité. On y retrouve un peu du Chungking Express de Wong Kar-wai – pour ses plans nocturnes sur les artères tentaculaires d’une ville où pullule la criminalité; pour sa virtuosité qui donne le tournis à grands coups de ralentis et de prises de vue sur les toits. Sans oublier ses jeux de lumière changeants, destiné à dire le tiraillement intérieur de héros qui n’ont pas tout à fait choisi entre leur part d’ombre et d’humanité.

Tous les films de la semaine sont disponibles sur mk2 curiosity

A l’ombre de la Lune de David Sington

 

Cette semaine, Thomas Pesquet s’envole dans l’espace et mk2 Curiosity a la tête dans les étoiles. Avec ce documentaire, revivez l’incroyable aventure des premiers hommes sur la Lune. En 1961, en pleine guerre froide, et pour affirmer la supériorité technologique des Américains sur les Soviétiques, Kennedy annonce l’intention des États-Unis d’envoyer un homme sur la Lune avant la fin de la décennie. Vers la fin des années 1960, ces aspirations spatiales permettent à un peuple déchiré par la guerre du Viêtnam et l’assassinat de JFK de fantasmer une unité nationale.

À travers des archives inédites, Dans l’ombre de la Lune relate les différentes étapes qui ont mené aux premiers pas de Neil Armstrong sur le sol lunaire – à travers les témoignages d’astronautes mythiques – mais aussi le pouvoir de fascination qu’exercent sur nous les images de la Lune et de la Terre vue de l’espace.

Les archives des différentes missions Apollo – neuf capsules se sont posées sur la Lune de 1969 à 1972, – illustrent les récits de Buzz Aldrin et Mike Collins, coéquipiers d’Armstrong lors de son alunissage. Un diaporama de l’histoire mondiale, qui balaye à la fois enjeux géopolitiques et rêves de gloire d’une humanité à la recherche d’un sens caché dans les étoiles. Pour compléter ce voyage, les kids pourront découvrir Fly me to the moon de Ben Stassen, film d’animation sur trois mouches malicieuses qui embarquent clandestinement à bord du premier vol vers la Lune avec les astronautes Armstrong, Aldrin et Collins. Le film familiarise les nouvelles générations avec la navigation spatiale et l’aventure historique de la mission Apollo 11. Grâce à l’utilisation du système 3D, ce petit bijou à l’environnement d’une réalité quasi photographique nous emmène dans des endroits où nous ne sommes jamais allés.

Deux rockers chez les gitans, bonus 

En 1998, dix ans après Le Temps des gitans, Emir Kusturica retrouvait son énergie folklorique et son esthétique baroque pour Chat noir, chat blanc. Dans cette fable amoureuse loufoque (difficile à résumer sans entamer son charme imprévisible), une galerie de personnages se trouvent mêlés à un mariage arrangé, jusqu’au moment où la jeune promise s’enfuit de la cérémonie…

Grand amoureux de Federico Fellini à qui il emprunte l’esthétique fastueuse de ses banquets orgiaques, Kusturika choisit au réalisme une vision fantasmée du monde gitan, portée par une musique lunatique –  trompettes mal accordées sont de mise. Justement, on vous propose aujourd’hui de swinguer au rythme de la bande-originale du film avec le bonus du DVD, Deux rockers chez les gitans. On y rencontre Nele Karajilić et Dejan Sparavalo, deux membres du groupe No Smoking Orchestra, dont fait partie Kusturica, et qui ont composé avec lui la musique du film. Un moment plein d’humour où l’on découvre comment enregistrer un morceau techno en quatre heures chrono ou improviser une partition de violon dans la cuisine d’un appartement belgradois. Chat noir, chat blanc est disponible en TVOD payant  juste ici.

Les films disponibles du 22 au 29 avril sur mk2 Curiosity

Confession of Pain d’Andrew Lau et Alan Mak (2006) : long-métrage hongkongais

A l’ombre de la Lune de David Sington (2009) : documentaire

Fly me to the moon de Ben Stassen (2008) : film d’animation

Deux rockers chez les gitans : bonus. En tvod associée : Chat noir, chat blanc d’Emir Kusturica

Copyright image : Media Asia Films

 

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