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[CRITIQUE] « White Riot » de Rubika Shah, un passionnant documentaire musical sur l’Angleterre des seventies

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À l’heure où les tensions raciales resurgissent outre-Manche dans la lignée du mouvement Black Lives Matter, le documentaire White Riot revient sur les manifestations antiracistes au Royaume-Uni à la fin des seventies. Rien de tel qu’une image d’archive pour prendre le pouls du contemporain : en nous renvoyant le passé, elle nous offre un miroir déformant du monde d’aujourd’hui, soulignant le caractère cyclique de l’histoire. Dans les années 1970, en plein essor du punk au Royaume-Uni, et alors qu’une frange de la jeunesse semble tentée par les contours fascisants du National Front, plusieurs organisations s’élèvent pour mobiliser et réunir les adeptes du punk, du rock et du reggae dans la lutte pour l’égalité et le multiculturalisme.

Le montage d’archives de White Riot, composé de citations et d’illustrations emblématiques de l’époque, se visionne comme un livre d’images qui évoque la maquette de Temporary Hoarding, fanzine culte du mouvement Rock Against Racism auquel le documentaire rend hommage. Le documentaire se fait ainsi le témoin d’une époque qui aura, comme d’autres avant et après elle, su résister à la tentation morbide de l’ultranationalisme. 

White Riot de Rubika Shah, Les Bookmakers / The Jokers (1 h 20), sortie le 5 août

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